Les ennuis continuent…

Après un bonne pizza au SUN, avec Paul, Jean-Louis, Daniele, Jean-Yves, nous repartons sous un soleil bien chaud.
Très vite, Jean-Louis m’avertit que la roue de ma remorque frotte sur un tube!
Ça y est, ça recommence !
Obligé de réparer, je laisse les autres partir.
Je trouve un coin à l’ombre et je démonte.

Je repars avec 2 h de retard. J’espère que ce joint sanitaire, par sa souplesse, résistera mieux que le collier en acier utilisé au départ.

Aujourd’hui, col de la Croix de Fer

Belle étape, les soucis du début de journée sont oubliés, même si le problème n’est pas résolu.
La descente de Lans-en-Vercors était très belle, avec vue sur la Chartreuse et Belledonne.


De Grenoble à Vizille, le trafic a été pénible. Heureusement, on roulait en groupe, puis seul au gré des arrêts, puis on retrouvait plus loin d’autres suntripeurs.
La montée au col de la Croix de Fer a été longue et rude, mais personne ne peut dire qu’il n’a pas été prévenu :


La montée a été plus rude encore à quelques kilomètres du col quand la batterie a été vide, à cause d’un soleil caché depuis trop longtemps. A ce moment là, j’ai été content d’avoir un développement de VTT et de pouvoir “mouliner”.
Mais l’effort est toujours récompensé : arrivé au lac, le soleil a illuminé la vallée quelques minutes et j’ai pu filmer de beaux plans.


Au col:

Bilan: peu de km, mais pas mal de dénivelé !

Encore des soucis….

Ce matin, départ collectif de Lans-en-Vercors.
Je filmais tranquillement la caravane de vélos solaires quand tout à coup, un bruit dans la remorque m’oblige à m’arrêter.
Un tube s’est complètement desolidarisé.
Les ennuis dûs à une malformation congénitale continuent.
Le gène du suntripeur réagit : scotch et Rilsan permettent de repartir.
Pour combien de km?

Programme du lundi 10 juillet

Départ du Puy-en-Velay pour la vallée du Rhône : nous avons une météo très couverte, nos batteries sont au plus bas !
1250m de dénivelé positif nous attendent, nos jambes seront donc notre moteur principal.
1766m de dénivelé négatif :  les vélos qui ont une fonction “régénération”  pourront recharger leur batterie. Ce sont ceux dont le moteur non réducté est situé dans le moyeu d’une roue. Leur moteur se transforme alors en générateur, un peu comme une dynamo.
Une chance, c’est le cas de mon vélo !

De Brioude au Puy-en-Velay

Ce matin, la remorque est à nouveau « sur pied».


Aujourd’hui, l’étape est courte mais la météo annonce un orage pour la fin de matinée. Mon acolyte italien, Daniele, propose de tracer au plus court vers notre destination.
Les rares éclaircies permettent de grappiller quelques watts mais c’est bien peu pour la longue montée qui nous attend.


Tout au long de la matinée, un ciel d’orage se rassemble et s’assombrit dans notre dos. La menace nous pousse à redoubler d’effort pour franchir le col. Une toute petite halte pour une barre de céréales et nous filons à toute allure sur Le Puy, plus que 25 km !
Nous arrivons place du Matouret, notre lieu de rendez-vous, juste dix minutes avant qu’une pluie torrentielle s’abatte sur la ville.


Avec d’autres suntripeurs, nous nous réfugions dans un restaurant.  A l’abri, nous partageons nos histoires en dégustant un délicieux aligot, et nous avons des pensées compatissantes pour celles et ceux qui sont encore sur la route !

Le Progrès du 9 juillet : « Les cyclistes du Sun Trip tour ont fait escale au Puy-en-Velay »

L’éveil de la Haute-Loire du 10 juillet : « Le Sun Trip Tour a fait étape au Puy »

Site de la Ville du Puy-en-Velay :  « Sun Trip Tour Auvergne-Rhône-Alpes : 40 vélos solaires ont fait étape au Puy-en-Velay »

Incroyable, je suis sauvé !

Je n’y croyais pas, mais si !
Je vais pouvoir repartir demain !
Grâce à Guillaume qui est là au camping, grâce à sa perceuse, j’ai pu envisager une réparation.
Et grâce à l’intelligence collective et l’entraide entre suntripeurs, j’ai pu réparer durant une partie de la nuit !

Les anciens suntripeurs m’apprennent que l’important n’est pas de trouver la solution parfaite, idéale, mais une solution qui permette d’arriver à l’étape suivante, où là, on cherche une solution meilleure.

C’est le désastre !

Depuis le milieu de l’après-midi, je sentais la remorque bouger anormalement derrière le vélo. Les derniers mètres en arrivant au camping, quelque-chose s’est mis à frotter contre la roue.

Une fois au camping, je descends du vélo et je découvre l’étendue du désastre : les panneaux solaires se sont littéralement affaissés sur la roue de la remorque !

Je regarde sous les panneaux : c’est une pièce maîtresse, pourtant acier inox qui s’est fissurée et cassée à plusieurs endroits. Le désespoir m’envahit totalement ! Tant de jours de travail anéantis pour une pièce trop fragile !

Et demain, c’est dimanche, pas de magasin de bricolage ouvert! Pas de garage automobile, non plus !

Et demain soir, tous les suntripeurs ont rendez-vous au Puy-en-Velay !

Mon premier jour de Sun Trip sera mon dernier ?!?

 

Le jour J est arrivé !

Je suis arrivé au camping au milieu de la nuit. Après 3 heures de sommeil seulement, je rencontre au petit déjeuner tous les suntripeurs et suntripeuses arrivés depuis jeudi.
Plein de vélos, tous différents et originaux, sont garés, prêts pour le départ !

Ce soir, mon vélo dort près de Clermont-Ferrand !

Comme certains participants du SunTrip, j’aurais apprécié d’arriver à vélo sur le lieu du départ (Clermont-Ferrand) . Mais j’ai dû l’emporter en voiture.


Et surprise ! Sur place, il y avait un autre vélo déjà arrivé ! Et pas n’importe quel vélo, car il s’agit de la “Tribellule” de Francis Cottard que j’ai pu voir sur internet: https://www.youtube.com/watch?v=7U1OMemZbS8
Ce véhicule est une adaptation de Francis Cottard à partir du vélo ô combien mythique de Bernard Cauquil, le plus rapide du SunTrip 2015 !

Combien pèse mon véhicule solaire ?

Ces dernières semaines, diverses évolutions ont modifié la masse de mon vélo : la batterie , remise à neuf pour stocker plus d’énergie*, est maintenant un peu plus lourde (sa capacité de 9,6Ah à l’origine est passée à désormais à 28Ah) et sur la remorque,  j’ai choisi de ne conserver que 4 panneaux solaires au lieu des 5 initialement prévus.

Je me suis pesé seul, puis en portant le vélo, et pour finir, en portant la remorque. Sachant que le poids des bagages est estimé à 8kg (tente et duvet compris), à vous de faire les calculs à partir des photos pour connaître :

  • le poids du vélo,
  • le poids de la remorque,
  • le poids de l’ensemble de mon véhicule solaire et de son pilote.
le cycliste seul
le cycliste et le vélo le cycliste et la remorque

La cerise sur le gâteau !

J’avais besoin de souder deux pièces et, vu la finesse de ces pièces en acier, mon poste de soudure à arc n’était pas adapté, il aurait tout fait fondre.

C’est un jeune garagiste de mon quartier – Rétro Performance – qui apporté tout son savoir faire pour me tirer d’embarras. Qu’il en soit remercié !

A quoi serviront ces pièces :
même si le départ est dans 10 jours, je garde espoir d’ajouter à mon prototype la cerise sur le gâteau imaginée dès le début du projet : la possibilité d’orienter les panneaux solaires en direction du soleil.

Cette orientation s’effectuerait selon un seul axe évidemment, l’axe de la trajectoire du vélo, et uniquement les jours sans vent.

SunTrip 2017

Et si le soleil se cache plusieurs jours de suite ?

Je randonne assez souvent en montagne et heureusement jusqu’à présent, je n’ai jamais eu de météo désastreuse sur une ou deux semaines complètes. En revanche, j’ai déjà eu du temps gris ou pluvieux sur quelques jours.
Que se passera-t-il avec nos vélos solaires si vous avons 3 jours de suite où nous ne pouvons pas recharger la batterie ? Au milieu des Alpes, avec des cols à franchir ?
Eh bien j’imagine qu’il nous faudra de bonnes cuisses et de bons mollets…
Pour parer à cette éventualité, j’ai choisi de troquer mon pédalier de route contre un pédalier VTT, avec des plateaux plus petits, donc. Mais quand j’ai essayé de monter un pédalier SLX, curieusement je n’arrivais pas à faire les réglages pour que chaque plateau passe correctement.
J’ai donc confié ma monture à mon vélociste, Pignons-sur-Rues, et il a trouvé la solution !
Le problème est que les manettes de route ne sont pas forcément adaptées au tirage des pédaliers VTT. La solution était d’utiliser une très ancienne manette de type Shimano RSX 100.

Les connaissances et le savoir-faire de nos vélocistes est irremplaçable !

SunTrip 2017

Quel budget pour ce vélo solaire ?

Au moment de mon inscription au SunTrip, j’avais environ 6 mois pour construire et expérimenter mon prototype, ce qui limitait la recherche de partenaires, et donc le budget aussi.

J’ai évidemment beaucoup visionné la présentation Comment transformer un vélo électrique en vélo solaire de Bernard Cauquil. J’ai admiré sa sélection des solutions technologiques. Assurément, il avait hissé la barre très haut. Mais le prix de revient de sa machine était assez dissuasif pour moi.

Par ailleurs, j’aime bien le DIY (=do it yourself), j’aime faire preuve d’autonomie. Alors, quand c’était possible, j’ai plutôt opté pour les solutions les moins coûteuses, même si je savais d’avance que ce n’étaient pas les meilleures. Cela m’a permis d’avoir un véhicule pour un prix de revient raisonnable.

Le diagramme ci-dessous reflète le coût du vélo solaire (hors partenariat), il ne tient pas compte du budget R&D que j’ai du mal à évaluer.
Le total est sous la barre des 3300€.

La question du poids en randonnée …

En randonnée, à pied ou à vélo, j’ai appris à être attentif au poids de mon équipement. J’ai beaucoup appris sur les sites de marche ultra-légère (MUL) notamment randonner-leger.org/ . Le principe de base : cet équipement m’est-il indispensable ? À chacun de trouver l’équilibre qui lui convient entre confort, sécurité et légèreté. J’applique les mêmes principes à la randonnée à vélo.

Pour le SunTrip, je savais que mon vélo serait plus lourd qu’un vélo normal et mes choix ont souvent été guidés par la préoccupation autour du poids.
Le vélo que j’ai acheté pesait 25kg. J’ai réussi à réduire son poids à 19,6 kg.
Comment ? Par exemple en supprimant des accessoires comme le porte-bagage en acier (1kg à lui seul !), les garde-boues, etc.. et en remplaçant la fourche suspendue par une fourche rigide en carbone (gain de 2 kg).

En revanche, ma nouvelle batterie reconditionnée a pris du poids : 3,6 kg contre 2,8 kg à l’origine. Mais ce poids supplémentaire ne me contrarie pas. Pourquoi ? Parce qu’il correspond à une augmentation de sa capacité de stockage : elle passe de 9,6 Ah à 28Ah car l’entreprise de reconditionnement m’a proposé d’augmenter le nombre de cellules en utilisant tout l’espace disponible.