Le jour J est arrivé !

Je suis arrivé au camping au milieu de la nuit. Après 3 heures de sommeil seulement, je rencontre au petit déjeuner tous les suntripeurs et suntripeuses arrivés depuis jeudi.
Plein de vélos, tous différents et originaux, sont garés, prêts pour le départ !

Ce soir, mon vélo dort près de Clermont-Ferrand !

Comme certains participants du SunTrip, j’aurais apprécié d’arriver à vélo sur le lieu du départ (Clermont-Ferrand) . Mais j’ai dû l’emporter en voiture.


Et surprise ! Sur place, il y avait un autre vélo déjà arrivé ! Et pas n’importe quel vélo, car il s’agit de la “Tribellule” de Francis Cottard que j’ai pu voir sur internet: https://www.youtube.com/watch?v=7U1OMemZbS8
Ce véhicule est une adaptation de Francis Cottard à partir du vélo ô combien mythique de Bernard Cauquil, le plus rapide du SunTrip 2015 !

Combien pèse mon véhicule solaire ?

Ces dernières semaines, diverses évolutions ont modifié la masse de mon vélo : la batterie , remise à neuf pour stocker plus d’énergie*, est maintenant un peu plus lourde (sa capacité de 9,6Ah à l’origine est passée à désormais à 28Ah) et sur la remorque,  j’ai choisi de ne conserver que 4 panneaux solaires au lieu des 5 initialement prévus.

Je me suis pesé seul, puis en portant le vélo, et pour finir, en portant la remorque. Sachant que le poids des bagages est estimé à 8kg (tente et duvet compris), à vous de faire les calculs à partir des photos pour connaître :

  • le poids du vélo,
  • le poids de la remorque,
  • le poids de l’ensemble de mon véhicule solaire et de son pilote.
le cycliste seul
le cycliste et le vélo le cycliste et la remorque

La cerise sur le gâteau !

J’avais besoin de souder deux pièces et, vu la finesse de ces pièces en acier, mon poste de soudure à arc n’était pas adapté, il aurait tout fait fondre.

C’est un jeune garagiste de mon quartier – Rétro Performance – qui apporté tout son savoir faire pour me tirer d’embarras. Qu’il en soit remercié !

A quoi serviront ces pièces :
même si le départ est dans 10 jours, je garde espoir d’ajouter à mon prototype la cerise sur le gâteau imaginée dès le début du projet : la possibilité d’orienter les panneaux solaires en direction du soleil.

Cette orientation s’effectuerait selon un seul axe évidemment, l’axe de la trajectoire du vélo, et uniquement les jours sans vent.

SunTrip 2017

Et si le soleil se cache plusieurs jours de suite ?

Je randonne assez souvent en montagne et heureusement jusqu’à présent, je n’ai jamais eu de météo désastreuse sur une ou deux semaines complètes. En revanche, j’ai déjà eu du temps gris ou pluvieux sur quelques jours.
Que se passera-t-il avec nos vélos solaires si vous avons 3 jours de suite où nous ne pouvons pas recharger la batterie ? Au milieu des Alpes, avec des cols à franchir ?
Eh bien j’imagine qu’il nous faudra de bonnes cuisses et de bons mollets…
Pour parer à cette éventualité, j’ai choisi de troquer mon pédalier de route contre un pédalier VTT, avec des plateaux plus petits, donc. Mais quand j’ai essayé de monter un pédalier SLX, curieusement je n’arrivais pas à faire les réglages pour que chaque plateau passe correctement.
J’ai donc confié ma monture à mon vélociste, Pignons-sur-Rues, et il a trouvé la solution !
Le problème est que les manettes de route ne sont pas forcément adaptées au tirage des pédaliers VTT. La solution était d’utiliser une très ancienne manette de type Shimano RSX 100.

Les connaissances et le savoir-faire de nos vélocistes est irremplaçable !

SunTrip 2017

Quel budget pour ce vélo solaire ?

Au moment de mon inscription au SunTrip, j’avais environ 6 mois pour construire et expérimenter mon prototype, ce qui limitait la recherche de partenaires, et donc le budget aussi.

J’ai évidemment beaucoup visionné la présentation Comment transformer un vélo électrique en vélo solaire de Bernard Cauquil. J’ai admiré sa sélection des solutions technologiques. Assurément, il avait hissé la barre très haut. Mais le prix de revient de sa machine était assez dissuasif pour moi.

Par ailleurs, j’aime bien le DIY (=do it yourself), j’aime faire preuve d’autonomie. Alors, quand c’était possible, j’ai plutôt opté pour les solutions les moins coûteuses, même si je savais d’avance que ce n’étaient pas les meilleures. Cela m’a permis d’avoir un véhicule pour un prix de revient raisonnable.

Le diagramme ci-dessous reflète le coût du vélo solaire (hors partenariat), il ne tient pas compte du budget R&D que j’ai du mal à évaluer.
Le total est sous la barre des 3300€.

La question du poids en randonnée …

En randonnée, à pied ou à vélo, j’ai appris à être attentif au poids de mon équipement. J’ai beaucoup appris sur les sites de marche ultra-légère (MUL) notamment randonner-leger.org/ . Le principe de base : cet équipement m’est-il indispensable ? À chacun de trouver l’équilibre qui lui convient entre confort, sécurité et légèreté. J’applique les mêmes principes à la randonnée à vélo.

Pour le SunTrip, je savais que mon vélo serait plus lourd qu’un vélo normal et mes choix ont souvent été guidés par la préoccupation autour du poids.
Le vélo que j’ai acheté pesait 25kg. J’ai réussi à réduire son poids à 19,6 kg.
Comment ? Par exemple en supprimant des accessoires comme le porte-bagage en acier (1kg à lui seul !), les garde-boues, etc.. et en remplaçant la fourche suspendue par une fourche rigide en carbone (gain de 2 kg).

En revanche, ma nouvelle batterie reconditionnée a pris du poids : 3,6 kg contre 2,8 kg à l’origine. Mais ce poids supplémentaire ne me contrarie pas. Pourquoi ? Parce qu’il correspond à une augmentation de sa capacité de stockage : elle passe de 9,6 Ah à 28Ah car l’entreprise de reconditionnement m’a proposé d’augmenter le nombre de cellules en utilisant tout l’espace disponible.

Un mystérieux colis en provenance de Pologne!

J’ai reçu aujourd’hui un colis que je n’attendais plus… Il a fallu que je l’ouvre pour réaliser que le partenariat sollicité auprès d’Extrawheel, le fabriquant de ma remorque, est devenu effectif !
Ce sont différents éléments pour compléter ma remorque : une sacoche, des rotules de fixation, deux fanions jaune fluo pour que les automobilistes repèrent bien ma remorque.

Des profilés aluminium usinés par les apprentis du CFAI 21-71

Aujourd’hui, Élisabeth Dounon m’a transmis les profilés aluminium usinés par les apprentis du CFAI de Châlon-sur-Saône. Merci aux jeunes, à leur professeur Vincent Dalery, et à Élisabeth Dounon !
(en savoir plus)

Ces pièces qui supportent les panneaux solaires permettent aux deux panneaux latéraux de coulisser de façon à réduire la largeur de la remorque.

J’ai souhaité avoir la possibilité de réduire la largeur de la remorque essentiellement pour des raisons de sécurité, notamment pour la traversée des grandes villes. L’idée m’est venue en voyant le vélo solaire des Cazaspe (SunTrip 2015) mais ma réalisation est moins sophistiquée.

Une manifestation originale à laquelle j’aurais volontiers participé

En tant qu’usager de la route au quotidien, en qualité de cycliste, je suis particulièrement sensible à cette manifestation à laquelle j’aurais volontiers participé.
Et si localement, nous organisions un événement semblable ?

Des centaines de cyclistes ont posé pied à terre sur la place de la Bastille pour demander une route plus sûre. Photo Twitter/Yoann Offredo.
Lire l’article du 17 juin dans “Le Journal de Saône-et-Loire”

Prêt de matériel pédagogique par Bourgogne Énergies Renouvelables

Pour la présentation du vélo solaire à des classes, je souhaitais proposer aux élèves de construire des maquettes avec circuits électriques alimentés à l’énergie solaire. C’est l’association Bourgogne Énergies Renouvelables qui m’a prêté du matériel : la responsable pédagogique m’a présenté la richesse de leur fonds de ressources pour la sensibilisation et l’expérimentation scientifique liées aux énergies nouvelles. Merci à B.E.R. !


Prêt de matériel pédagogique par Bourgogne… par stephane-suntrip2017

Exposition des défis scientifiques scolaires et périscolaires de Dijon

Le vélo solaire était invité à l’exposition des défis scientifiques conduits par des classes et des centres périscolaires qui s’est tenue à la grande Orangerie du Jardin des Sciences, ce mercredi 7 juin.
Le vélo a été l’objet de nombreux questionnements de la part des enfants et ceux-ci comprenaient bien les raisons de l’association de panneaux solaires et d’un vélo électrique, la circulation de l’énergie dans le véhicule, la nature hybride de sa propulsion. En revanche, la batterie de stockage n’apparaissait pas une nécessité pour chacun; une phase de tests expérimentaux aurait pu permettre de mettre en évidence le rôle crucial du stockage temporaire de l’énergie solaire, par nature si fluctuante.
Merci au service Éducation de la Ville de Dijon pour cette invitation !

Escapade en Bourgogne du sud

Hier, j’ai roulé en Saône-et-Loire entre Châlon-sur-Saône et Cluny. Soleil au top et grosse chaleur ! Les conditions étaient réunies pour qu’un vélo solaire soit à son aise. Et ce fut le cas, car avec une batterie usagée dont l’autonomie est de 15km, j’ai pu faire un tour de 130 km sans souci, le soleil la rechargeant tout au long de la route !
Quels paysages magnifiques dans ce sud Bourgogne !

Pause à l’étang de Pierre au Grain, entre Cluny et Saint-Bonnet-de-Joux

Présentation du vélo chez Pignons-sur-Rue

Le magasin de cycles Pignons-sur-Rue a été mon premier partenaire. Je remercie Julien Fernandez d’avoir cru en mon projet dès la première heure et de m’avoir conseillé avec beaucoup d’attention et de professionnalisme. Il est le fournisseur de mon vélo à assistance électrique et m’a accordé une remise dans le cadre de ma participation au Sun Trip 2017.
Il  était donc logique que la première présentation publique de mon vélo solaire soit organisée chez lui. Cet événement se déroulera le mardi 30 mai 2017, à partir de 18h30, au 17 Rue Général Fauconnet à Dijon (voir le plan).

Pour mémoire, l’image du début de ce partenariat, le 17 décembre 2016.

Mes partenaires

Cette page était bien vide au début, puis au fur et à mesure de l’avancement du projet, les partenariats se sont noués progressivement avec différents acteurs en lien avec le vélo, le solaire ou la technologie des matériaux, jusqu’au soutien, bienvenu et inattendu, d’une association de protection de l’environnement, l’ADEROC.

Rencontre avec les apprentis du CFAI de Châlon-sur-Saône

Dans la perspective d’un partenariat avec le CFAI-21-71, je présentais aujourd’hui mon vélo à un groupe de jeunes apprentis en formation en alternance. Je sollicitais leur aide pour l’usinage de tubes en aluminium qui soutiennent les panneaux solaires.
En effet, j’avais usiné moi-même des pièces en alu permettant de faire coulisser les panneaux solaires latéraux pour réduire la largeur de la remorque. Mais mon outillage à main ne permet pas d’obtenir des pièces aux côtes précises et régulières, ce qui a pour conséquence de gêner ou d’empêcher son bon fonvtionnement

Le processus de création technique du vélo solaire

Tout au long de ce projet de création d’un objet technique, j’ai pu me rendre compte combien le processus de création est complexe, car en effet  :

  • beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte (de l’ordre de la physique) ;
  • certains paramètres sont étroitement corrélés (alors que d’autres sont indépendants) ;
  • certains paramètres relèvent d’un choix personnel ou d’une idée préconçue, d’autres relèvent simplement de lois physiques (NB: il n’est parfois pas plus facile de lever un obstacle lié à une idée préconçue qu’un autre lié à une loi physique) .

Ce n’est pas une démarche linéaire, mais cyclique ou plutôt spiralaire. On passe par des phases de recherche d’information, de conception, de recherche du matériel adéquat. Ensuite, viennent les phases de construction et d’expérimentation. Lorsqu’on aboutit pas au résultat escompté, on revient aux phases de recherche, de conception, de construction et à nouveau d’expérimentation.
Parfois, après plusieurs cycles, on parvient à l’objectif prévu, et on est content !
Quand on n’y parvient pas, on l’est moins… On est alors amené à remettre en cause certains choix de départ, certains paramètres. Et alors, le cycle recommence…

Première visite au CFAI 21-71 à Dijon

Aujourd’hui, accompagné par Élisabeth Dounon, j’ai visité le Centre de Formation des Apprentis de l’Industrie à Dijon (CFAI 21-71). Pour moi qui aime la technologie, ce fut un plaisir de découvrir leurs équipements, notamment la salle dédiée à la robotique. Puis nous avons envisagé de quelle manière les apprentis pourraient être associés à la démarche de création du vélo solaire.

J’avais déjà vu ce robot humanoïde français, Nao, lors d’événements autour de l’éducation au numérique.

Évidemment, dans le hall d’accueil, ce panneau a retenu toute mon attention.