Surprises au long du chemin

Fini le relief mouvementé des Alpes, bonjour la plaine ! Le soleil est là, il est parfois trop chaud mais nous ne nous plaignons pas : il remplit nos batteries d’énergie !
Aujourd’hui, des rencontres étonnantes jalonnent le parcours : ces vélos qui réclament du soleil, eux aussi :


Intrigant :

Suite du parcours sur la ViaRhôna

En quittant le camping de Seyssel, j’effectue la première partie de l’itinéraire sur la ViaRhôna.


Cette voie cyclable tantôt suit les rives du fleuve, tantôt s’en éloigne pour se prerdre en labyrinthe entre hameaux et villages.

Peu après Lagnieu, je quitterai cette voie cyclable pour rallier la direction de Trévoux. Et sur la route, il y a le village médiéval de Pérouges où je ne manquerai pas de faire halte !

Retour en France par la ViaRhôna

Par chance, je retrouve par hasard la ViaRhôna me mènera jusqu’à Chancy.

Lors d’une précédente randonnée cycliste qui m’avait amené en Suisse, j’avais déjà pu remarquer l’excellent fléchage sur ces panneaux rouges, bien visibles et bien entretenus. Je poursuis jusqu’à Seyssel où je ferai étape.



Genève

Je flâne, profitant de la fraîcheur du lac.

Je rencontre la famille Philipp dans un bien bel équipage : 2 tandems Pino Hase (1 place normale, 1 place couchée) et une extension pour le petit dernier. Il partent faire le tour du lac de Constance. Une image de liberté bien réjouissante :

Je découvre un lieu de baignade sympathique, je filme des plans intéressants. Mais il faut bien continuer, la sortie de Genève dans la fournaise n’est pas des plus agréable.

Du Grand Saint-Bernard au Léman

Si le côté italien est brumeux, la descente sur la Suisse est ensoleillée. Nous filons dans un air limpide, mais dès la sortie du tunnel, les camions se joignent à nous, nous traversons des tunnels, c’est déjà moins agréable…

La descente se termine à Martigny, maintenant cap sur Montreux par des petites routes et une longue piste cyclable le long du Rhône, avec un fort vent de face.
A Montreux, la vue sur le lac est toujours aussi magique, je vois la mer…


Le lac nous accompagne jusqu’à Lausanne, point de ralliement du jour.

Départ dans la brume

Nous partons du refuge dans une atmosphère brumeuse, un halo fantomatique enveloppe les vélos.

Heureusement il me fait pas froid, le soleil n’est pas bien loin.
Les 3 km qui nous séparent du col sont côté parcourus. On entend le drone de Guillaume qui nous survole.

Bouchon au col !

Impossible de passer devant le panneau du col sans faire une petite photo :
Francis, Jean-Yves, Stéphane, Paul, Danièle.

Direction Aoste, avant d’attaquer le col du Grand Saint-Bernard

Belle descente du col du Petit Saint-Bernard, je filme Daniele et Jean-Louis dans les lacets, à pleine vitesse. La lumière est toujours aussi belle.

Au bout d’un nombre interminable de virages, nous arrivons au fond de la vallée et rejoignons une route à fort trafic. Rouler devient moins agréable, d’autant que la chaleur augmente. Pour couronner le tout, je dois m’arrêter car les boulons de la remorque se dévissent à cause des vibrations :

Encore un arrêt : un autre boulon se désserre et vient frotter sur un disque :

Heureusement, l’arrivée sur Aoste fait oublier la chaleur et les soucis :

Aoste : la chaleur est à son comble, je ne m’attarde pas. Vite, trouver la route pour le Grand St-Bernard ! La vitesse des voitures sur cette route gâche un peu le plaisir, mais le tunnel nous libère enfin de tout ce trafic : nous abordons les 10 derniers km avec bonheur pour les uns et peine pour les autres, notamment ceux dont la batterie est vide.
Une atmosphère chaleureuse nous attend au refuge Casa Don Angelo Carioni, nous dormirons à 3km du col.

Batterie vide et montée “à la pédale ” a été le lot de Thierry, il est acclamé par tous les suntripeurs attablés :

Départ pour le col du Petit Saint-Bernard

Départ officiel de Val d’Isère
Comme il y a beaucoup de tunnels, nous devons nous espacer pour ne pas gêner les voitures. Nous filons à toute allure. Malgré nos vestes et nos gants, nous sommes gelés en arrivant à Sainte-Foy-en-Tarentaise. Heureusement, c’est ici que l’ascension commence, d’abord bien raide. L’air matinal est frais, l’air très pur, un plaisir.

Jacqueline a mis le turbo :

Au fond de la vallée, Bourg-Saint-Maurice :

On approche du col, la lumière est sublime. Je croise les jeunes étudiants belges qui ont un gros problème sur leur vélo cargo : tous les rayons sont deserrés, la roue avant est toute voilée.

J’aime ce col, difficile au début et doux à la fin :

15 juillet : journée de repos à Val-d’Isère

Je décide d’exploiter cette journée pour réparer ma remorque. J’esplore de multiples directions.
Je passe des coups de fil à Bourg-Saint-Maurice à plusieurs magasins de cycles, sans succès. Francis contacte Tom Papay, un suntripeur 2013 et 2015, qui habite près d’ici et qui viendra nous présenter son film. Il a une remorque Extrawheel, lui aussi, et un poste à souder Mig, mais il faut trouver un soudeur. Je vais voir un agriculteur en haut de la station, il est tout prêt à m’aider mais son équipement est trop puissant pour des tubes aussi fins.

La belle ferme d’Alain :

Un garagiste de Tignes veut bien que je lui montre ma remorque…
Après moultes discussions avec les uns et les autres, je me rends compte que le remède pourrait être pire que le mal. Mieux vaut continuer àinsi…
Advienne que pourra.

Daniele, lui, est content d’avoir encore une fois les honneurs de la presse locale :

Ce matin, cap sur le Col de l’Iseran

Voilà le profil du parcours de ce matin.


Par chance, je me suis réveillé tôt : 5h55. Je vais pouvoir rattraper mon retard, même prendre un peu d’avance.
Le prix à payer : pas de petit déjeuner.

La charge de ma batterie est très faible suite aux problèmes d’hier, je choisis donc le niveau d’assistance minimal, je monte donc très lentement. Mais ça passe, la montée est assez régulière.

À 1 km du col, Zag me dépasse à toute vitesse, suivi par Mickaël. Plus que 800m, 500m, 200m, ça y est !

Puis d’autres arrivent, chacun échange ses impressions sur la montée, c’est chaleureux.

La descente sur Val-d’Isère est magnifique.

Arrivée de la caravane du SunTrip à Val-d’Isère

Après douche et repas, notre caravane de vélos solaires rejoint le salon du véhicule electrique et hybride de Val-d’Isère. Bernard Cauquil est là !

Nous installons nos vélos sur le salon :

Des participants des éditions 2013 et 2015 du SunTrip sont ici :

Voici le véhicule sur lequel j’aimerais rouler: le trike de Jean-Yves Schneeberger (structure en cèdre rouge):

J’ai trouvé LA remorque solaire ultime avec laquelle je n’aurai plus de casse !

Les ennuis successifs m’empêchent d’arriver à l’étape prévue

Après d’autres incidents qui me regardent encore, j’arrive à Lanslebourg. 10 km me séparent du gîte où les autres sont arrivés, où un repas chaud a été mois de côté pour moi.
Mais il est 21h et par SMS, Daniele me rappelle que le règlement du SunTrip nous interdit de circuler après 21h.
Il me faut un hébergement : je tourne la tête, un auberge de jeunesse me tend les bras de l’autre côté du torrent.
Pas de repas chaud, mais un gîte agréable, mon vélo dormira au milieu des laitues et des frisées.

Les ennuis continuent…

Après un bonne pizza au SUN, avec Paul, Jean-Louis, Daniele, Jean-Yves, nous repartons sous un soleil bien chaud.
Très vite, Jean-Louis m’avertit que la roue de ma remorque frotte sur un tube!
Ça y est, ça recommence !
Obligé de réparer, je laisse les autres partir.
Je trouve un coin à l’ombre et je démonte.

Je repars avec 2 h de retard. J’espère que ce joint sanitaire, par sa souplesse, résistera mieux que le collier en acier utilisé au départ.