Rencontre avec les apprentis du CFAI de Châlon-sur-Saône

Dans la perspective d’un partenariat avec le CFAI-21-71, je présentais aujourd’hui mon vélo à un groupe de jeunes apprentis en formation en alternance. Je sollicitais leur aide pour l’usinage de tubes en aluminium qui soutiennent les panneaux solaires.
En effet, j’avais usiné moi-même des pièces en alu permettant de faire coulisser les panneaux solaires latéraux pour réduire la largeur de la remorque. Mais mon outillage à main ne permet pas d’obtenir des pièces aux côtes précises et régulières, ce qui a pour conséquence de gêner ou d’empêcher son bon fonvtionnement

Le processus de création technique du vélo solaire

Tout au long de ce projet de création d’un objet technique, j’ai pu me rendre compte combien le processus de création est complexe, car en effet  :

  • beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte (de l’ordre de la physique ;
  • certains paramètres sont étroitement corrélés (alors que d’autres sont indépendants) ;
  • certains paramètres relèvent d’un choix personnel ou d’une idée préconçue, d’autres relèvent simplement de lois physiques (NB: il n’est parfois pas plus facile de lever un obstacle lié à une une idée préconçue qu’un autre lié à une loi physique) .

Ce n’est pas une démarche linéaire, mais cyclique ou plutôt spiralaire. On passe par des phases de recherche d’information, de conception, de recherche du matériel adéquat. Ensuite, viennent les phases de construction et d’expérimentation. Lorsqu’on aboutit pas au résultat escompté, on revient aux phases de recherche, de conception, de construction et à nouveau d’expérimentation.
Parfois, après plusieurs cycles, on parvient à l’objectif prévu, et on est content !
Quand on n’y parvient pas, on l’est moins… On est alors amené à remettre en cause certains choix de départ, certains paramètres. Et alors, le cycle recommence…