De Martigny à Lausanne, euuuh… non… finalement à St-Maurice

Préparation au Sun Trip Tour – 20 juin
J’avais prévu de terminer ce périple à Lausanne où je prendrais le train pour rentrer chez moi. Ce matin, il me reste 70 km à parcourir, de Martigny à Lausanne, essentiellement sur des pistes cyclables. Cool !
Mais rien ne se passera comme prévu !
Je me réveille vers 5h30, je fais un peu de montage vidéo mais je m’assoupis et me réveille à 8h15. Zut, il faut que je me dépêche ! Et j’avais pensé charger ma batterie de 300Wh comme chaque matin. Mais aujourd’hui c’est impossible, le ciel est désespérément gris!
Je range tout très rapidement et je pars, je pédale fort. Mais le ciel s’obscurcit, puis la pluie s’annonce, insiste, se fait de plus en plus présente. Je persiste. Bientôt, le vent s’en mêle, il m’affronte de face. Décidément, les éléments se sont ligués contre moi, ce matin !

OK, OK, d’accord, je rends les armes, je n’aurai parcouru que 18 km ce matin.
Mais bon, après 2500km parcourus au coeur de tant de paysages merveilleux, pourquoi m’acharner à faire avec déplaisir ces 50 derniers kilomètres ? Je cherche alors une gare: ce sera celle de Saint-Maurice.
Mais à la gare, point de guichet; je bataille alors contre un distributeur de billet de train qui s’obstine à refuser ma carte bleue de pauvre français. Heureusement, un bankomat plus serviable me délivre des Francs suisses. Ouf, je peux acheter mon billet.

Arrivé à Lausanne, nouvelles difficultés: je demande aux passants de m’indiquer un supermarché mais leur réaction me stupéfie : ils me fuient comme si j’allais les agresser, incroyable ! Heureusement, après 8 tentatives infructueuses, un homme qui a vu la scène de loin s’approche de moi et me donne le précieux renseignement.
Une course contre la montre commence car mon train part dans 50 minutes et je dois absolument acheter des grands sacs poubelles et du gros scotch. Pourquoi ? Parce que c’est mon passeport pour monter dans le train. En effet, si les vélos voyagent facilement dans les trains régionaux, là en revanche, mon train est un TGV Lyria où les vélos sont exclus, à moins d’être emballés dans une housse.

Je reviens à la gare en toute hâte avec mon précieux butin. Le quai vient de s’afficher, je me mélange au flots de voyageurs qui se dirigent paisiblement vers le quai. Sur le quai, les minutes sont comptées: d’abord le vélo, je démonte les roues, j’emballe l’ensemble à toute vitesse, mal, mais bon, c’est emballé. Je m’attaque à la remorque, je démonte le 3ème panneau, je le scotche au 2ème. Je veux emballer la remorque mais trop tard, le train partira dans 2 minutes.
Alors, je monte le vélo emballé dans le train, je lui trouve une place au milieu des valises, super! Je monte les sacs et enfin la remorque, toujours pas emballée. Tant pis, je le ferai quand le train aura démarré… Un dernier coup d’oeil sur le quai, non, je n’ai rien oublié. Bientôt, le train s’ébranle.
YESSSSS, me voici parti !

Pas le temps de souffler ni d’emballer la remorque qu’un contrôleur passe. Aïe! Il me dit que normalement, c’est trop long, que ça ne doit pas monter dans le train. Je bafouille des excuses, je m’inquiète, mais il ne me demande pas de descendre au prochain arrêt. Intérieurement je le remercie mille fois de la tolérance dont il fait preuve!
YESSSSS, dans 2 heures exactement, je serai chez moi!

Initialement, je pensais faire une vidéo en timelaps du démontage et de l’emballage en gare de Lausanne, mais vu les circonstances, c’était impossible. Je décide alors que je ferai une vidéo en timelaps du déballage et du remontage à la gare de Dijon ! La voici :