De Pinerolo à Molines-en-Queyras

Sun Trip Tour – 17 juillet, 12ème jour
Départ matinal de Pinerolo, chacun à son rythme. Les uns se dirigent vers le col de Sestrières au dénivelé plus raisonnable, les autres vers le col d’Agnelo, plus rude. C’est là que je me dirige, la route est droite, bien plane, l’air est frais, agréable quand tout à coup, je sens une crevaison à l’arrière, encore. Je démonte: la valve est sectionnée et je n’ai plus de chambre à air de rechange! Je hèle Alain qui passe sur la route, et par chance, il peut m’en prêter une, je suis sauvé! Au village suivant, un jeune en trottinette électrique me conduit jusqu’à un atelier où j’achète les dernières chambres disponibles.

Me voici reparti mais comble de malchance, c’est maintenant la console de contrôle du moteur qui s’éteint ! Malgré tout, je reste tout à fait calme devant l’obstacle, c’est la première fois, car je sais que j’ai une solution de rechange : mon bricolage effectué lors du jour de repos. Je remets donc en service mon PhaseRunner avec une gâchette et je repars.
Mais avec tout cela, j’ai perdu 2 heures. Je pédale pour essayer de rattraper un peu mon retard. Mais le ciel se voile et je dois réduire l’assistance…
Au dernier village, le soleil fait une percée, je retrouve Jean-Louis et nous décidons de faire une pause pour recharger nos batteries.
Puis nous attaquons la partie la plus raide du col. Jean-Louis fait des efforts surhumains mais il est souvent stoppé par la pente trop forte. Il va monter ainsi par tronçons jusqu’à ce que Patrice, son coéquipier, le rattrape.
J’essaie de monter le plus régulièrement possible, mais les nuages ont envahi toute la vallée, ma batterie tiendra-t-elle jusqu’au col? La montée est interminable, à chaque replat, on croit être arrivé mais très vite, la pente redouble.

Lorsque j’aperçois enfin le col, la batterie est vide, je dois pousser le vélo quelques centaines de mètres. Quand une percée du soleil illumine la route, je peux enfourcher mon vélo et pédaler jusqu’au col. Dirk et Michel sont là pour nous accueillir, quel réconfort ! Je savoure l’instant! Le versant français du col est bien ensoleillé, j’oriente les panneaux pour recharger au mieux!
Antoine arrive à son tour au col, puis Arnaud qui doit lui aussi pousser son vélo. Plus tard c’est au tour d’Alain et de Jean-Marie. Tout le monde est content d’avoir réussi à passer ce col, le plus dur de ce Sun Trip.

Nous apprenons par les reporters de l’agence Zeppelin que Jean-Louis et Patrice resteront bivouaquer cette nuit sur le versant italien car la batterie de Jean-Louis est vide. Antoine et Arnaud décident de bivouaquer du côté français du col. Alain, Jean-Marie et moi filons au fond de la vallée dans le soleil couchant.