Bilan technique de ce Sun Trip 2017

Ce qui a bien bien fonctionné :

  • Le moteur et son contrôleur :
    ils ne m’ont causé aucun souci, j’ai pris conscience de ma chance quand j’ai entendu plusieurs participants se plaindre de leur contrôleur qui fonctionnait irrégulièrement, par à-coup.
    Par ailleurs, j’ai particulièrement apprécié la possibilité, dans les descentes, d’inverser la fonction du moteur pour qu’il devienne générateur de courant électrique, de façon à recharger la batterie. Je m’en suis servi dès le 3ème jour : en Ardèche, dans la descente de Lamastre à Tournon-sur-Rhône avec un dénivelé négatif de 500m, j’ai pu recharger complètement ma batterie. Par la suite, dans les Alpes, je l’ai toujours utilisée : par exemple, au col de l’Iseran, ma batterie était vide et la descente sur Val d’Isère l’a rechargée à 90%.
  • La batterie :
    Sur ce vélo d’occasion avec une batterie en fin de vie,  j’avais fait reconditionner cette dernière avec de nouvelles cellules Lithium ion. L’entreprise m’avait proposé d’en augmenter la capacité : l’évolution des cellules depuis 2010 et l’augmentation du nombre d’éléments a permis de multiplier par 3 la capacité de stockage d’origine (de 9,6Ah, elle est passée à 28Ah). Cela s’est révélé très utile pour ce périple avec,au début, une météo capricieuse  et ensuite avec des dénivelés importants.
    État de charge :  comme je n’ai pas réussi à recalibrer l’indication du niveau de charge, j’ai dû apprendre, au fil des jours, une à interpréter la tension de ma batterie indiquée sur mon wattmètre.
  • Le solaire et sa régulation :
    Les régulateurs Genasun ont parfaitement rendu leur service, les panneaux solaires aussi. En revanche, la connectique a vite montré des signes de faiblesse et exigé des interventions. J’en tire la conclusion qu’il est primordial de choisir ses connecteurs de qualité qui supportent les vibrations, la pluie, le sable…
  • Panneaux solaires:
    Le système de rails coulissants pour les 2 panneaux solaires latéraux, réalisé par les apprentis du CFAI 21-71, ont bien fonctionné, pour réduire la largeur de la remorque, sur les routes à forte circulation notamment dans la vallée du Rhône et à Lyon.

Ce qui m’a posé problème :

  • C’est la structure intermédiaire entre les panneaux solaire et ma remorque qui a été source d’inquiétude pour moi et a nécessité des interventions. Les leçons que j’en tire : j’ai cherché à construire une structure très légère, mais c’était au détriment de la solidité. De plus, j’ai détourné des pièces de leur fonction première, en ne connaissant pas bien les contraintes mécaniques qu’elles allaient subir – vibrations continuelles, tangage – ce qui a aussi été source de problèmes…
    C’est le cas de 2 gros colliers de pot d’échappement qui joignaient les tubes fixés sur la remorque et le gros tube support des panneaux. Ils m’avaient semblé suffisamment solides.  En réalité, ils étaient certainement déjà fissurés quand j’ai pris le départ , après quelques 800km de tests en main et juin. Si j’avais pris la précaution d’inspecter minutieusement ces 2 colliers après cette période de test, j’aurais pu éviter ces ennuis.
    Le point positif de cette expérience est que j’ai appris à faire face avec les moyens du bord : colliers RILSAN, adhésif de type DuckTape, article de sanitaires etc…

Carte de l’itinéraire suivi

Chaque participant avait le choix de son itinéraire avec pour seule contrainte les points de ralliement tous les 2 jours. Certains ont suivi des routes plus solitaires, d’autres ont partagé leurs itinéraires.

Voir l’itinéraire en plein écran

Étape du 8 juillet:

Étape du 9 juillet:

Étape du 10 juillet:

Étape du 11 juillet:

Étape du 12 juillet:

Étape du 13 juillet:

Étape du 14 juillet:

Distances et dénivelés

Voici les distances et dénivelés enregistrés par mon GPS.

DateDistanceDénivelé +Dénivelé -
TOTAL1191 km+13 151 m-13 401 m
8 juil. 2017102,4+ 963- 1108
9 juil. 201758,3+ 929- 752
10 juil. 2017124,3+ 1013- 1522
11 juil. 201782,1+ 1239- 374
12 juil. 2017118,0+ 2342- 1684
13 juil. 201784,7+ 1070- 1294
14 juil. 201747,8+ 1373- 1001
16 juil. 2017124,9+ 2720- 2328
17 juil. 2017124,7+ 427- 2165
18 juil. 2017115,1+ 539- 610
19 juil. 2017129,8+ 305- 317
20 juil. 201743,5+ 137- 187
21 juil. 201729,6+ 21- 16

Arrivée à Lyon : le Sun Trip dans les médias

France3, 21 juillet : Sun Trip 2017 : 33 vélos sur 37 sont arrivés à Lyon!
« Ce 21 juillet, les “Sun tripers” sont venus à bout de leur challenge sportif et technologique ! Ils sont 33 sur les 37 qui avaient pris le départ il y a 2 semaines de Clermont-Ferrand. Pas mal, après 1200 kilomètres, 20 000 mètres de dénivelé positif, et quelques grands cols des Alpes ! »
Le Progrès, 22 juillet : Le Sun Trip fait escale à Trévoux
Le Progrès, 24 juillet : Le Sun Trip de passage à Pont-d’Ain

Magazine 20 minutes, 21 juillet :  L’arrivée du Sun Trip à Lyon

Ultime étape et arrivée à Lyon

Départ de Trévoux pour la maison éclusière où nous avons rendez-vous avec les élus locaux et départementaux : les collectivités concernées ont le projet d’aménagemer une piste cyclable le long de la Saône jusqu’à Lyon : la ViaSaôna.


Vivement la piste car les chemins de halage sont pavés de galets tirés de la Saône et donc peu roulants.

Arrivés à Lyon, nous nous regroupons tous sur le pont Masarik avant de nous engouffrer en cortège dans le tunnel de la Croix Rousse, sur une voie spéciale pour les vélos.

Dernière réparation au camping de Trévoux

Merci à Kanopée Village, le camping de Trévoux, de m’avoir prêté une perceuse et des forets d’excellente qualité ! J’ai percé facilement de nouveaux colliers en acier inox pour renouveler la structure qui supporte les panneaux solaires.
Demain, mon vélo pourra affronter les chemins de halage pavés avec les galets de la Saône et je pourrai arriver à Lyon sans inquiétude.

Surprises au long du chemin

Fini le relief mouvementé des Alpes, bonjour la plaine ! Le soleil est là, il est parfois trop chaud mais nous ne nous plaignons pas : il remplit nos batteries d’énergie !
Aujourd’hui, des rencontres étonnantes jalonnent le parcours : ces vélos qui réclament du soleil, eux aussi :


Intrigant :

Suite du parcours sur la ViaRhôna

En quittant le camping de Seyssel, j’effectue la première partie de l’itinéraire sur la ViaRhôna.


Cette voie cyclable tantôt suit les rives du fleuve, tantôt s’en éloigne pour se prerdre en labyrinthe entre hameaux et villages.

Peu après Lagnieu, je quitterai cette voie cyclable pour rallier la direction de Trévoux. Et sur la route, il y a le village médiéval de Pérouges où je ne manquerai pas de faire halte !

Retour en France par la ViaRhôna

Par chance, je retrouve par hasard la ViaRhôna me mènera jusqu’à Chancy.

Lors d’une précédente randonnée cycliste qui m’avait amené en Suisse, j’avais déjà pu remarquer l’excellent fléchage sur ces panneaux rouges, bien visibles et bien entretenus. Je poursuis jusqu’à Seyssel où je ferai étape.



Genève

Je flâne, profitant de la fraîcheur du lac.

Je rencontre la famille Philipp dans un bien bel équipage : 2 tandems Pino Hase (1 place normale, 1 place couchée) et une extension pour le petit dernier. Il partent faire le tour du lac de Constance. Une image de liberté bien réjouissante :

Je découvre un lieu de baignade sympathique, je filme des plans intéressants. Mais il faut bien continuer, la sortie de Genève dans la fournaise n’est pas des plus agréable.

Du Grand Saint-Bernard au Léman

Si le côté italien est brumeux, la descente sur la Suisse est ensoleillée. Nous filons dans un air limpide, mais dès la sortie du tunnel, les camions se joignent à nous, nous traversons des tunnels, c’est déjà moins agréable…

La descente se termine à Martigny, maintenant cap sur Montreux par des petites routes et une longue piste cyclable le long du Rhône, avec un fort vent de face.
A Montreux, la vue sur le lac est toujours aussi magique, je vois la mer…


Le lac nous accompagne jusqu’à Lausanne, point de ralliement du jour.

Départ dans la brume

Nous partons du refuge dans une atmosphère brumeuse, un halo fantomatique enveloppe les vélos.

Heureusement il me fait pas froid, le soleil n’est pas bien loin.
Les 3 km qui nous séparent du col sont côté parcourus. On entend le drone de Guillaume qui nous survole.

Bouchon au col !

Impossible de passer devant le panneau du col sans faire une petite photo :
Francis, Jean-Yves, Stéphane, Paul, Danièle.

Direction Aoste, avant d’attaquer le col du Grand Saint-Bernard

Belle descente du col du Petit Saint-Bernard, je filme Daniele et Jean-Louis dans les lacets, à pleine vitesse. La lumière est toujours aussi belle.

Au bout d’un nombre interminable de virages, nous arrivons au fond de la vallée et rejoignons une route à fort trafic. Rouler devient moins agréable, d’autant que la chaleur augmente. Pour couronner le tout, je dois m’arrêter car les boulons de la remorque se dévissent à cause des vibrations :

Encore un arrêt : un autre boulon se désserre et vient frotter sur un disque :

Heureusement, l’arrivée sur Aoste fait oublier la chaleur et les soucis :

Aoste : la chaleur est à son comble, je ne m’attarde pas. Vite, trouver la route pour le Grand St-Bernard ! La vitesse des voitures sur cette route gâche un peu le plaisir, mais le tunnel nous libère enfin de tout ce trafic : nous abordons les 10 derniers km avec bonheur pour les uns et peine pour les autres, notamment ceux dont la batterie est vide.
Une atmosphère chaleureuse nous attend au refuge Casa Don Angelo Carioni, nous dormirons à 3km du col.

Batterie vide et montée “à la pédale ” a été le lot de Thierry, il est acclamé par tous les suntripeurs attablés :

Départ pour le col du Petit Saint-Bernard

Départ officiel de Val d’Isère
Comme il y a beaucoup de tunnels, nous devons nous espacer pour ne pas gêner les voitures. Nous filons à toute allure. Malgré nos vestes et nos gants, nous sommes gelés en arrivant à Sainte-Foy-en-Tarentaise. Heureusement, c’est ici que l’ascension commence, d’abord bien raide. L’air matinal est frais, l’air très pur, un plaisir.

Jacqueline a mis le turbo :

Au fond de la vallée, Bourg-Saint-Maurice :

On approche du col, la lumière est sublime. Je croise les jeunes étudiants belges qui ont un gros problème sur leur vélo cargo : tous les rayons sont deserrés, la roue avant est toute voilée.

J’aime ce col, difficile au début et doux à la fin :