J 23 : de la Drôme à la Savoie par la vallée de la Durance

5 août, de Montauban-sur-l’Ouvèze (Drôme) à Valloire (Savoie)
Départ à 7h. Je pédale sur une petite route comme je les aime, dans la nature, sans aucune voiture pour l’instant. Pour l’instant, la vallée est dans l’ombre, 500 mètres de dénivelé me séparent du col de Perty.
Mais à 2 km du col, ma batterie atteint un niveau critique! C’est la conséquence des heures de route hier où j’ai dû superposer mes panneaux. Je dois impérativement m’arrêter. Par chance, j’aperçois une tache de soleil cent mètres plus loin. Sauvé! J’incline mes panneaux et je capte tout de même 270W.

Au col de Perty, la vue sur les Baronnies provençales est magnifique, avec au loin, les Alpes. La descente est splendide, je m’arrête pour faire mille et une photos ! C’est aussi l’occasion de recharger la batterie avec la régénération réglée sur 22km/h, en pédalant pour rajouter des watts. Halte à Laborel pour faire le point: 48% d’énergie régénérée, cool.

À Eyguians, je retrouve Jean-Marc. Pause café avec les vélos bien exposés pour charger les batteries à fond. Puis, nous nous élançons dans la vallée de la Durance. Finies les petites routes de campagne, nous roulons maintenant sur des axes importants, chargés de vacanciers, de camping-cars et de camions. Nous roulons le plus vite possible grâce au soleil généreux.
Après Embrun, heureusement que Maxence nous a indiqué une route sympa, avec certes un peu de dénivelé, mais qui traverse des villages pittoresques: Saint-André-d’Embrun, Siguret, Bon-Pommier… avec de beaux points de vue sur la vallée de la Durance. Toutes les bonnes choses ont une fin, je retrouve le flot de voitures avant Briançon.

Après Briançon, la route monte au col du Lautaret par Le Monêtier-les-Bains, dans une vallée que je connais bien, à vélo et l’hiver, pour le ski de randonnée…
Arrivé au col, j’hésite: est-ce que j’enchaîne sur le col du Galibier? Je vois sur Whatsapp que Patrice a entamé son ascension il y a tout juste une heure. Ça me décide à le tenter moi aussi. Au pire, je bivouaquerai…

19h15 : je suis le dernier, mais je ne me sens pas seul, mon ombre m’accompagne. À chaque lacet, tantôt elle me suit, tantôt elle me devance. 19h50: petite pause, le temps d’une dernière charge solaire avant que le soleil ne disparaisse complètement…
20h30: ça y est, pari gagné, le Galibier est franchi. Il me reste une demi-heure pour arriver au camping de Valloire, je dévale la pente à fond les manettes!
Je retrouve Patrice au camping. Super! Nous partageons nos victuailles, le repas est top: soupe, purée, saucisson et melon !


J 22 : un mistral terrible dans la vallée du Rhône !

4 août
Aujourd’hui, le mistral sera très violent dans la vallée du Rhône, la météo prévoit des rafales de 70 à 100 km/h. Ce sont les vélos couchés avec toiture solaire qui vont le plus en souffrir. Une stratégie pourrait être de remonter la vallée du Rhône en longeant les monts d’Ardèche puis d’aborder par le Vercors comme dans le Sun Trip Tour 2017. Mais je préfère découvrir un autre itinéraire, par Gap, Briançon… L’enjeu est de traverser la vallée du Rhône avant que le mistral ne se lève.
Pour l’instant, ici à Anduze – 6h, il n’y a pas de vent. Je vais tenter ma chance…

Les villages languedociens défilent, on aimerait à chaque fois s’arrêter, s’imprégner de l’atmosphère de ces vieilles pierres. Mais l’inquiétude de l’irruption du mistral a raison de mes envies de musarder…
A Saint-Quentin-la-Poterie, petite pause pour le petit déjeuner. C’est jour de marché! Odeurs, couleurs, saveurs…

Le vent commence à souffler sérieusement à Saint-Laurent-des-Arbres. Mais des arbres, il n’y en a pas pour nous protéger! Après la traversée du Rhône, le vent devient intenable. Sept kilomètres terribles jusqu’à Orange. Par chance, il n’y a pas de trafic, je peux rouler au milieu de la route. Les bourrasque me poussent à la limite de la chaussée, mais jamais dans le fossé.
Impossible de décrire les sensations de cette fin de matinée. Je me réfugie au pied du théâtre d’Orange. À l’abri de ces pierres millénaires contre lesquelles le vent ne peut rien, je retrouve un peu de calme intérieur…

Après Orange, j’oblique plein Est. Le vent me frappe et m’entraîne sans cesse vers le fossé. Il me faut rouler au milieu de la route. Mais les rafales sont trop violentes et imprévisibles! Impossible de rouler ainsi toute l’après-midi. Soudain, une idée me traverse si je veux continuer à rouler: abattre la grand-voile ! Autrement dit, démonter la toiture solaire.
Je l’installe sur la remorque. Mais, face contre face, les panneaux ne produisent plus d’énergie. Pour l’instant, je suis content de continuer, mais cette perte d’énergie, je ne sais pas encore, je la paierai demain matin.

Yesss! Ça marche! J’arrive à traverser cet océan de vignes, parcouru de bourrasques violentes, telles des vagues immenses, sans aucun refuge. J’arrive jusqu’à Vaison-la-Romaine où j’achète des sangles dans un magasin de bricolage. Je peux retourner 2 panneaux qui peuvent alors capter le soleil. C’est mieux que rien!
À Buis-les-Baronnies, le vent a faibli , je réinstalle ma toiture solaire…
Dans une boulangerie, une femme m’interpelle, étonnée :” c’est vous qu’on a vu l’autre jour dans les Pyrénées?”. Maryse, angevine, nous avait vus à Bagnères-de-Bigorre, elle nous a suivis sur le site du Sun Trip, sur la carte. Mais elle ne savait pas alors que l’itinéraire de ses vacances recouperait à nouveau le nôtre!

Jusqu’au camping de Montauban-sur-l’Ouvèze, la route est très agréable, je savoure la sérénité retrouvée.

 


J 21 : exposition de vélos solaires à la Bambouseraie d’Anduze

3 août, Anduze,  journée de repos.
Séance matinale de relaxation et étirements. Merci Sylvia!
En ville, nous assistons au départ du train à vapeur des Cévennes, l’occasion d’une photo qui réunit les mobilités d’hier et d’aujourd’hui.


En fin de repas, nous avons la visite de Philippe qui vient nous voir depuis Montpellier avec son trike solaire, entièrement auto-construit, au look très poétique. Géry y voit une oeuvre d’art qui lui évoque celles de Panamarenko, un artiste belge.

L’après-midi, nous partons à la rencontre du public à la bambouseraie. Tandis que les vacanciers font la queue pour acheter leur billet d’entrée, une hôtesse nous ouvre la porte du parc. Nous pédalons tranquillement dans cette forêt de bambous jusqu’à ancienne ferme devant laquelle nous installons nos vélos.

Plus tard, nous partons découvrir tout le parc de la bambouseraie, comme un voyage en Asie (pour nous faire rêver à celui qui n’a pas eu lieu à cause du Covid?)

J 20 : aujourd’hui, cap sur Anduze dans le Gard

2 août, de Rousses (Lozère) à Anduze (Gard)

Lever matinal, juste pour constater la couverture nuageuse, puis grasse matinée. Rien ne presse puisque notre destination, Anduze, n’est qu’à une soixantaine de kilomètres. Nous partons finalement vers 10h, toujours sans soleil. Ma batterie contient uniquement l’énergie captée de 18h à 19h au somment du Mont Aigoual et l’énergie régénérée à la descente (vive les moteurs Direct Drive!).

Nous remontons de Rousses dans les gorges du Tapoul, jusqu’au tunnel de Marquairès. Puis nous obliquons sur Le Pompidou sur une toute petite route qui serpente à flanc de montagne. Déjeuner dans le jardin de l’Auberge du Cheval Blanc, on se croirait dans une maison de famille. Nous partageons la table avec un autre randonneur cycliste.

Sur une proposition de Maxence, nous empruntons la Corniche des Cévennes jalonnée par des petits cols, avant de descendre dans la vallée.

L’itinéraire était jusque là assez sauvage, mais à Saint-Jean-du-Gard, le contraste est saisissant : nous pédalons dans le flot de voiture des vacanciers jusqu’à Anduze.

Au gîte d’Anduze, nous retrouvons tous les copains! Yesss! Chacun raconte son aventure, ses mésaventures, ses rencontres…

J 19 : de l’Aveyron à la Lozère

1er août, de Saint-Affrique (Aveyron) à Rousses (Lozère) par le Mont Aigoual

Les paysages de l’Aveyron sont agréables, nous pédalons dans la vallée verdoyante du Cerdon. Le relief commence à s’accentuer, le village de La Bastide-Pradines se mérite.

Plus loin, le Causse du Larzac respire la sécheresse. Nous roulons dans un océan de prairies jaunies par le soleil d’où quelques arbustes émergent, encore verts. Nous cherchons un point de vue sur le viaduc de Millau.

Nous suivons à nouveau la vallée du Tarn, très agréable! Nous dépassons Aguessac, puis Le Rozier. Nous quittons l’Aveyron pour la Lozère et nous entrons dans les gorges de la Jonte, ourlées de falaises. Magnifiques! Merci à Gilles de nous avoir conseillé cet itinéraire. Certaines falaises ont des contours évocateurs: ici, les Vases de Sèvres et de Chine.

La route est tranquille, on imagine tous les vacanciers sont tous au bord de l’eau. Ici, un point d’observation des vautours, mais il faut des jumelles pour bien les voir.
Notre prochain objectif est le Mont Aigoual.

Arrivés au col de Perjuret, la montée est régulière, facile, mais au sommet, ma batterie est vide. Pas d’inquiétude, il y a encore du soleil et surtout, à la descente, la régénération rechargera aussi la batterie.

Descente sur le village de Rousses, arrivée au camping à 21h. Par chance, c’est jour de fête au village, nous pourrons manger dans une belle ambiance!


Les rencontres de la vallée du Tarn

31 juillet
Peu après Albi, un cycliste arrive, il pédale fort. Mais en voyant mon vélo, il s’exclame et s’arrête.
C’est Didier s’enthousiasme du vélo solaire. J’admire son beau Pinarello carbone. Et dire que son vélo est 10 fois plus léger que le mien! Et 4 fois plus cher!

Didier me parle d’un cycliste de 91 ans qui roule toujours, ce n’est qu’à 89 ans qu’il a accepté de passer au vélo électrique! Il a aussi un ami qui recharge sa Tesla uniquement à l’énergie solaire.
Bonne journée Didier!


À Saint-Juéry, pause casse-croûte dans un parc. Un homme assis sur un banc sirote une bière. Son regard est attiré par mon vélo. Je le salue et la conversation commence. Didier est épaté par mon bricolage: “c’est vous qui avez fait tous les branchements?”. Il l’examine sous toutes les coutures…

Puis on parle de choses et d’autres. Il s’appelle Didier (lui-aussi!). Il m’apprend que son père vietnamien a épousé une française, il avait le projet de retourner au Vietnam avec lui, mais il est décédé. Didier continue de rêver d’un ailleurs qu’il ne connaît pas mais qu’il imagine plus accueillant, plus solidaire.
Didier a le sourire mélancolique de Fernandel.
Bonne journée Didier!


Plus loin dans la vallée du Tarn, une voiture s’arrête devant moi au bord de la route. Une tête souriante et chevelue apparaît à la vitre ouverte: “je le kiffe grave, ton vélo ! “.
Yasid a créé un festival pour le vélo quand il habitait en Belgique. Il est enthousiasmé par le projet du Sun Trip et la promotion de nouvelles mobilités.

Il me prend en photo, il va relayer sur ses réseaux.
“— Et moi, Yasid, je peux te prendre en photo pour ma page Facebook ?
— À mort !”
Merci pour ton enthousiasme communicatif, Yasid!

Je retrouve Florian dans la vallée du Tarn!

31 juillet
Dans la vallée du Tarn, arrivé au méandre d’Ambialet, quelqu’un m’appelle. Surprise, c’est Florian! Il me suivait depuis un moment grâce à ma balise GPS. Pause baignade rafraîchissante, café, pâtisserie, glace… Puis nous reprenons la route, Florian me filme et m’interviewe, tantôt en voiture, tantôt sur un vélo.
Et le soir même, il a terminé le montage et la vidéo est en ligne. Quelle efficacité!

J 18 : je retrouve verdure et fraîcheur dans la vallée du Tarn

31 juillet, de Rabastens (Tarn) à Saint-Affrique (Aveyron)
6h45: à peine levé, le soleil disparaît derrière un voile nuageux: voilà le quotidien du cycliste solaire!
10h: le soleil se découvre, j’incline tous mes panneaux pour mieux capter les rayons matinaux.

J’observe que le premier panneau de la remorque reste dans l’ombre de ma toiture solaire. Je perds donc 20% d’énergie du fait de l’orientation du soleil par rapport à la route et de le structure du vélo.

À Albi, je suis surpris par les revêtements défoncés ou rapiécés, voies cyclables trop étroites ou en dévers… Ici, on ne soigne pas les cyclistes. Du coup, ça me coupe l’envie de visiter la ville.

Je m’engage dans la vallée du Tarn, l’eau et la forêt apportent la fraîcheur. À Ambialet, rencontre avec Florian qui me suivait grâce à la balise GPS. L’occasion d’une interview!

La route se poursuit sur une ancienne voie ferrée du siècle dernier, les viaducs succèdent aux tunnels, autant d’infrastructures qui n’ont jamais été exploitées à l’époque. Pas de trafic, la vallée est très belle, c’est génial!
À Saint-Affrique règne une effervescence étonnante: des cyclistes, des voitures, de la musique dans les rues… J’apprends que demain, c’est le départ de la Route d’Occitanie, une épreuve cycliste qui compte pour la Coupe de France 2020.

Nous nous retrouvons avec Maxence et nous rejoignons Géry au camping le plus proche, dans un vallon sauvage.


J 17 : nous quittons les Hautes-Pyrénées

30 juillet, de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) à Rabastens (Tarn)
Ce matin, sur une proposition de Bernard Cauquil, nous avons tous rendez-vous à La Barthe-de-Neste pour une visite de la société MILC. Cette entreprise a pour objectif de relocaliser une production de cycles dans la région Midi Pyrénées. Nous pouvons voir notamment un vélo spécial pour handicapé sur lequel un fauteuil roulant peut s’installer. France3 Occitanie est présent à cet événement.

Puis c’est le départ, nous partons en direction d’Anduze où nous nous retrouverons tous dans 2 jours. La voiture de France3 Occitanie nous filme sur la route. Sur les conseils de Bernard, j’éviterai Toulouse en contournant par le Nord à L’Isle-Jourdain.

Aujourd’hui, ce n’est pas le moteur qui chauffe mais le cycliste!
Objectif du jour : échapper à la canicule le plus vite possible, ce qui implique:
1) de rouler vite. Heureusement, l’énergie ne manquera pas.
2) de rouler longtemps.

Je n’ai pas fait autant de kilomètres que j’aurais souhaité. Mais partis de chez MILC vers 11h30, il était impossible de dépasser les 200 km à la journée.


Rencontres sur la route du Tourmalet

29 juillet
Peu après Lourdes, une voiture me double et s’arrête. Amandine me dit son enthousiasme: “c’est super, votre concept”! Je lui explique le Sun Trip, le rallye, le parcours… Et je dis À Oihana -9 ans- que quand elle sera grande, une petite remorque suffira pour voyager, grâce aux évolutions de la technologie.


Merci Amandine pour votre enthousiasme et pour le soleil de votre sourire!
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À Luz-Saint-Sauveur, rencontre avec Raphaël qui a vu passer les autres suntripeurs. Il me questionne sur notre périple, ça l’intéresse beaucoup. Dès les débuts dans les années 80, il a pratiqué le VTT, il a fait de la compétition. Maintenant, il est passé au VTT électrique, complètement convaincu de son intérêt.

Son père, ancien compétiteur aussi, a eu des réticences à y passer lui aussi. Il s’y est mis à 78 ans, pour accompagner son fils sur le chemin de Stevenson.
Raphaël et Alexandra habitent Grenoble, ils ont un superbe terrain de jeu pour pour la randonnée à pied, le VTT et, en hiver, le ski de randonnée… Pour l’instant, profitez bien des Pyrénées!

J 16 : grand jour, le col du Tourmalet nous attend !

29 juillet : dès 6h30, ça s’active au camping, à la frontale car le jour n’est pas encore levé. Sous la pluie fine, chacun est un peu fébrile pour ranger ses affaires. Surtout, ne pas perdre de temps, le Tourmalet nous attend aujourd’hui !

Mais nous avons 70 km d’approche avant d’attaquer le col. Et comme le soleil ne semble pas décidé à nous accompagner dès maintenant, il va donc falloir être économe ce matin.

Le paysage s’anime, les villages se resserrent au fond de la vallée, on sent que la montagne approche.
Lourdes : Florian est là, c’est l’occasion d’un café chocolats.

Luz-Saint-Sauveur : le soleil est enfin là, puissant et généreux. Petite pause calories, et j’attaque enfin le col!
L’après-midi est très avancée, il fait très chaud. À Barèges, je rattrape Johan et Léon. La montée est raide et Johan me dit que son moteur est déjà à 110°C. Ce n’est pas bon signe car nous ne sommes qu’au début de l’ascension. Il est lourdement chargé avec sa carriole, mais elle est indispensable pour les siestes de Léon. Johan devra s’arrêter souvent pour faire refroidir son moteur.
Plus loin, à Super-Barèges, je dois moi aussi faire une halte pour faire refroidir le moteur.

Et puis, en route pour la seconde partie jusqu’au col. Yesss ! Une garbure m’attend au restaurant. Délicieuse! Et c’est exactement ce qu’il me faut après avoir beaucoup transpiré.

Après ce moment de repos, nous attaquons la descente, Maxence et moi, sous l’oeil du drône de Samy. Jusqu’au camping de Bagnères-de-Bigorre où nous retrouvons Michel, Christian et Gilles.

Surprise nocturne au camping de Pau !

28 juillet
Il est 22h30 au camping, chacun se prépare à aller se coucher quand un bruit annonce l’arrivée d’un nouveau vélo. Mais qui est-ce ?
Soudain une apparition dans la lumière du réverbère : c’est Patrice !
Incroyable! En début de soirée, il nous avait informés qu’il était à 20 km de Pau mais qu’il n’avait plus du tout de batterie. On lui avait souhaité bonne nuit, l’imaginant bivouaquer dans la campagne.

C’était sans compter sur sa pugnacité et son courage. Patrice nous explique qu’il a finalement décidé de faire ces 20 km en poussant son trike dans les montées raides et en remontant dessus dans les descentes.
Impressionnant !

Les suntripeurs au camping de Pau

28 juillet, Pau :
Certains suntripeurs sont arrivés hier au camping, d’autres arrivent aujourd’hui!
Après 5 ou 6 jours de route depuis Plouguerneau, nous voici à nouveau tous réunis, ou presque…

La grande parade du vélo à Pau

28 juillet
La ville de Pau nous a accueilli cet après-midi au Square George V, avec le soutien Pau Tourisme. Le public était nombreux à venir discuter autour des vélos solaires.
Puis, avec l’association « Pau à vélo », nous avons réalisé un tour de la ville en mode « vélorution ».


Rencontre avec Grégory et Fanny :

Au travers de la structure Terra Pitchoun, Grégory propose des animations autour du développement durable, de la récupération, de la nature en s’appuyant sur des activités musicales ou sportives.
Et pour se déplacer d’un lieu à l’autre, Grégory va bientôt se doter d’un véhicule écolo comme les nôtres. Il était donc très intéressé de venir nous rencontrer !
Belle idée Grégory, tous mes souhaits de réussite dans ce projet !

Rencontre avec Marie Lebon, à l’église Saint-Martin

27 juillet, Pau:
À l’église Saint-Martin, Marie Lebon restaure les statues polychromes. Son métier ? Artisan d’art. Et elle est d’un naturel volubile : “Je suis contente de ma Sainte-Therèze!”. Elle m’explique toutes les étapes de la restauration. Les couleurs d’origine étaient effacées, mais peu importe, elle connaît parfaitement les codes couleurs liés aux différents ordres religieux.

Elle me fait découvrir d’autres richesses de ce lieu que j’aurais à peine remarquées sans son évident plaisir à les faire partager.
Et quand elle parle d’art contemporain, c’est sans langue de bois.


 
Merci Marie, pour ce cours d’histoire de l’Art!

Belles rencontres à Pau

27 juillet
Arrivé tôt à Pau, j’ai eu envie de profiter de mon temps libre pour visiter la vieille ville.
J’ai établi mes quartiers d’après-midi au square Saint-Martin, à côté de l’église éponyme, le vélo en plein soleil pour charger la batterie. De là, j’ai exploré les environs, une opportunité de découvertes et de rencontres. Chaque retour au vélo était aussi prétexte à la rencontre avec les gens intrigués ou enthousiasmés…



Marie est attirée par le vélo solaire, mais elle aurait quand même une préférence pour la voiture à cheval, moins polluante.
Marie rêve d’un monde plus solidaire, plus écolo et plus respectueux des animaux. Elle est de tous les mouvements citoyens: Alternatiba, gilets jaunes, monnaie locale “la tinda”… Elle va justement à une réunion sur “la tinda”.
Bon courage Marie !



Isabelle et Carlos, randonneurs en tandem
Merci de votre intérêt pour le vélo solaire !
 



Charles et Annette s’approchent, tournent autour du vélo, regardent… Nous entamons la conversation : Charles pratique le cyclotourisme depuis toujours.. Désormais, il a un vélo électrique. Il voudrait bien partir avec Annette.


Finalement, ils m’invitent à boire un verre. Nous continuons la discussion. Nous envisageons toutes les possibilités pour qu’Annette puisse voyager avec Charles: tandem classique, tandem Pino Hase, tricycle couché…
Je leur indique le spécialiste français, Déclic Éco, près de Marseille.
Merci Annette et Charles, de ce moment partagé entre cyclotouristes !



Maurice m’interpelle : “vous faites le Tour de France à vélo solaire? Je vous ai vu à la télé hier!”

Une rencontre incroyable à Saint-Sever!

27 juillet : au pied de Saint-Sever, je rattrape un curieux attelage sur un rond point. Je le double et il me faut quelques secondes pour arriver à l’identifier: il s’agit d’une sorte de caravane tractée par un homme sur un trike. Là, je me dis “c’est incroyable, du jamais vu, il faut que je voies ça de près!”
Je m’arrête au bord du rond-point, lui aussi, c’est parfait, nous ne gênons pas les voitures. Et la discussion peut commencer.

Marc voyage avec son attelage à une allure de 1 à 10 km/h. On comprend pourquoi quand on sait que son véhicule pèse 320kg ! Marc ne cherche pas à rouler vite, il fait l’éloge de la lenteur. Mais ça ne l’empêche pas de parcourir 80 km dans sa journée.

Pour tracter tout ce poids, il a été ingénieux: il a 40 dents sur son plus grand pignon à l’arrière, et sur le pédalier, il a soudé un 4ème plateau de 11 dents! Avec ça, il est capable de grimper les cols les plus difficiles à une vitesse de 0,8 km/h. Incroyable!

Marc ne veut pas de moteur électrique ni de panneaux solaires. Il aime voir et profiter. Il aime faire des détours, il aime l’imprévu. Il s’oriente à l’ancienne, avec une carte papier, pas de GPS.
Et dans sa caravane, il a un certain confort comme ce chauffage au gaz pour affronter les saisons froides.

J 14 : des Landes à Pau

27 juillet, de Brocas (Landes) à Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Réveil matinal à 6h15, petit déjeuner. La journée s’annonce belle, avec plein de soleil.

A 7h, en route! La lumière du matin est très belle, elle donne envie de rouler dans cette pinède, au coeur du Parc national des Landes. Mais il faudra quand même en sortir pour que le soleil donne toute son énergie au vélo!
A Mont-de-Marsan, une inattention m’emmène sur la rocade, calme au début puis envahie par les camions semi-remorque. C’est l’enfer, mais après quelque minutes, un échappatoire m’apparaît: un pont. Je dois vérifier à pied si ça peut passer. C’est raide, mais ça vaut mieux que de continuer dans cet enfer! C’est passé, ouf! Me voici à nouveau sur une charmante petite route de campagne.

À midi, il fait tellement chaud que je décide de faire une pause. Je m’installe à l’ombre, sur une terrasse. Le vélo, lui, est bien exposé en plein soleil. Les spaghettis sont bienvenus!

Mais après le café, il faut à nouveau affronter la fournaise.
Le relief s’anime à l’approche de Pau, les montées succèdent aux descentes. Heureusement que le soleil a bien rechargé la batterie !
À 14h, je suis à Pau, au terme de 5 jours de route depuis Plouguerneau.
Je m’installe dans la vieille ville, à l’ombre d’une église. De rencontres en rencontres, l’après-midi se passe tranquillement.


Rencontre insolite à Jonzac

À Jonzac, je profite d’une éclaircie pour recharger ma batterie. J’installe le vélo sur le trottoir, j’oriente les panneaux quand un homme arrive, tourne autour du vélo, avec un air de profonde réflexion…
C’est Claude, il a 88 ans. Il aime raconter. Bientôt, je sais toute de sa vie, sa naissance à Bourg-en-Bresse, la mort de son père en 1937, son enfance nomade, sa vie professionnelle, l’installation de sources d’énergie dans 40 pays du monde.

Aujourd’hui, il retape des voitures Panhard. Je visite son musée personnel et ses ateliers. Il aurait pu me raconter encore et encore.

La fenêtre de soleil est refermée depuis longtemps, mais j’ai capté presque 200 Wh.
Bonne journée Claude. Merci pour le café et la visite!
En route !

J 13 : de la Charente-Maritime au Parc National des Landes

26 juillet, de Pons (Charente-Maritime) à Brocas (Landes)

Réveil à 7h sous la pluie. Ce n’est pas très engageant, mais aujourd’hui le soleil va revenir, les météorologues l’ont prévu. Oui, mais quand exactement?
Je roule sous un ciel couvert, on sent que le soleil n’est pas loin. Parfois, il perce les nuages et la production solaire atteint 300W. Mais ses apparitions sont trop brèves et la production retombe, 40W, 15W, 7 Watts…

A une boulangerie, je rencontre Claude qui va sur ses 75 ans, mais il ne les fait pas sur son beau vélo tout neuf. Il aime les belles machines. Regardant mon vélo, il s’exclame :”Ça, c’est l’avenir !”

A Jonzac, ma batterie atteint un seuil critique (43V) et je ne pourrai pas continuer bien longtemps. Heureusement, à la sortie de la ville, le soleil apparaît franchement. Sauvé! Vite, j’installe le vélo sur le trottoir, j’oriente les panneaux. Quand la fenêtre de soleil se referme, j’ai capté presque 200 Wh. En route !
Peu avant midi, une voiture s’arrête devant moi, une femme en descend et me demande une interview pour un hebdomadaire d’informations régionales. Avec plaisir, Catherine !
L’article : https://www.hautesaintonge.fr/

Je traverse Bordeaux sur des pistes cyclables qui évitent le trafic. Merci Komoot!
À partir de maintenant, le soleil ne me quittera plus. J’entre dans le Parc National des Landes, les routes sont très calmes, que du bonheur. Et quand les pins ne cachent pas le soleil, on atteint la perfection.
J’arrive à Brocas, je file au camping car il est bientôt 21h. À l’entrée, un homme m’interpelle. Surprise, c’est Johan qui rejoint le Sun Trip avec son fils Léon, 3 ans, sur leur tandem solaire!

Super ! Nous partageons notre repas en nous racontant nos périples respectifs. Léon est super rigolo et très communicatif.