Les rencontres de la vallée du Tarn

31 juillet
Peu après Albi, un cycliste arrive, il pédale fort. Mais en voyant mon vélo, il s’exclame et s’arrête.
C’est Didier s’enthousiasme du vélo solaire. J’admire son beau Pinarello carbone. Et dire que son vélo est 10 fois plus léger que le mien! Et 4 fois plus cher!

Didier me parle d’un cycliste de 91 ans qui roule toujours, ce n’est qu’à 89 ans qu’il a accepté de passer au vélo électrique! Il a aussi un ami qui recharge sa Tesla uniquement à l’énergie solaire.
Bonne journée Didier!


À Saint-Juéry, pause casse-croûte dans un parc. Un homme assis sur un banc sirote une bière. Son regard est attiré par mon vélo. Je le salue et la conversation commence. Didier est épaté par mon bricolage: “c’est vous qui avez fait tous les branchements?”. Il l’examine sous toutes les coutures…

Puis on parle de choses et d’autres. Il s’appelle Didier (lui-aussi!). Il m’apprend que son père vietnamien a épousé une française, il avait le projet de retourner au Vietnam avec lui, mais il est décédé. Didier continue de rêver d’un ailleurs qu’il ne connaît pas mais qu’il imagine plus accueillant, plus solidaire.
Didier a le sourire mélancolique de Fernandel.
Bonne journée Didier!


Plus loin dans la vallée du Tarn, une voiture s’arrête devant moi au bord de la route. Une tête souriante et chevelue apparaît à la vitre ouverte: “je le kiffe grave, ton vélo ! “.
Yasid a créé un festival pour le vélo quand il habitait en Belgique. Il est enthousiasmé par le projet du Sun Trip et la promotion de nouvelles mobilités.

Il me prend en photo, il va relayer sur ses réseaux.
“— Et moi, Yasid, je peux te prendre en photo pour ma page Facebook ?
— À mort !”
Merci pour ton enthousiasme communicatif, Yasid!

Vidéo: Florian me retrouve dans la vallée du Tarn!

31 juillet
Dans la vallée du Tarn, arrivé au méandre d’Ambialet, quelqu’un m’appelle. Surprise, c’est Florian! Il me suivait depuis un moment grâce à ma balise GPS. Pause baignade rafraîchissante, café, pâtisserie, glace… Puis nous reprenons la route, Florian me filme et m’interviewe, tantôt en voiture, tantôt sur un vélo.
Et le soir même, il a terminé le montage et la vidéo est en ligne. Quelle efficacité!

J 18 : je retrouve verdure et fraîcheur dans la vallée du Tarn

31 juillet, de Rabastens (Tarn) à Saint-Affrique (Aveyron)
6h45: à peine levé, le soleil disparaît derrière un voile nuageux: voilà le quotidien du cycliste solaire!
10h: le soleil se découvre, j’incline tous mes panneaux pour mieux capter les rayons matinaux.

J’observe que le premier panneau de la remorque reste dans l’ombre de ma toiture solaire. Je perds donc 20% d’énergie du fait de l’orientation du soleil par rapport à la route et de le structure du vélo.

À Albi, je suis surpris par les revêtements défoncés ou rapiécés, voies cyclables trop étroites ou en dévers… Ici, on ne soigne pas les cyclistes. Du coup, ça me coupe l’envie de visiter la ville.

Je m’engage dans la vallée du Tarn, l’eau et la forêt apportent la fraîcheur. À Ambialet, rencontre avec Florian qui me suivait grâce à la balise GPS. L’occasion d’une interview!

La route se poursuit sur une ancienne voie ferrée du siècle dernier, les viaducs succèdent aux tunnels, autant d’infrastructures qui n’ont jamais été exploitées à l’époque. Pas de trafic, la vallée est très belle, c’est génial!
À Saint-Affrique règne une effervescence étonnante: des cyclistes, des voitures, de la musique dans les rues… J’apprends que demain, c’est le départ de la Route d’Occitanie, une épreuve cycliste qui compte pour la Coupe de France 2020.

Nous nous retrouvons avec Maxence et nous rejoignons Géry au camping le plus proche, dans un vallon sauvage.


J 17 : nous quittons les Hautes-Pyrénées

30 juillet, de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) à Rabastens (Tarn)
Ce matin, sur une proposition de Bernard Cauquil, nous avons tous rendez-vous à La Barthe-de-Neste pour une visite de la société MILC. Cette entreprise a pour objectif de relocaliser une production de cycles dans la région Midi Pyrénées. Nous pouvons voir notamment un vélo spécial pour handicapé sur lequel un fauteuil roulant peut s’installer. France3 Occitanie est présent à cet événement.

Puis c’est le départ, nous partons en direction d’Anduze où nous nous retrouverons tous dans 2 jours. La voiture de France3 Occitanie nous filme sur la route. Sur les conseils de Bernard, j’éviterai Toulouse en contournant par le Nord à L’Isle-Jourdain.

Aujourd’hui, ce n’est pas le moteur qui chauffe mais le cycliste!
Objectif du jour : échapper à la canicule le plus vite possible, ce qui implique:
1) de rouler vite. Heureusement, l’énergie ne manquera pas.
2) de rouler longtemps.

Je n’ai pas fait autant de kilomètres que j’aurais souhaité. Mais partis de chez MILC vers 11h30, il était impossible de dépasser les 200 km à la journée.


Rencontres sur la route du Tourmalet

29 juillet
Peu après Lourdes, une voiture me double et s’arrête. Amandine me dit son enthousiasme: “c’est super, votre concept”! Je lui explique le Sun Trip, le rallye, le parcours… Et je dis À Oihana -9 ans- que quand elle sera grande, une petite remorque suffira pour voyager, grâce aux évolutions de la technologie.


Merci Amandine pour votre enthousiasme et pour le soleil de votre sourire!
 


 
À Luz-Saint-Sauveur, rencontre avec Raphaël qui a vu passer les autres suntripeurs. Il me questionne sur notre périple, ça l’intéresse beaucoup. Dès les débuts dans les années 80, il a pratiqué le VTT, il a fait de la compétition. Maintenant, il est passé au VTT électrique, complètement convaincu de son intérêt.

Son père, ancien compétiteur aussi, a eu des réticences à y passer lui aussi. Il s’y est mis à 78 ans, pour accompagner son fils sur le chemin de Stevenson.
Raphaël et Alexandra habitent Grenoble, ils ont un superbe terrain de jeu pour pour la randonnée à pied, le VTT et, en hiver, le ski de randonnée… Pour l’instant, profitez bien des Pyrénées!

J 16 : grand jour, le col du Tourmalet nous attend !

29 juillet : dès 6h30, ça s’active au camping, à la frontale car le jour n’est pas encore levé. Sous la pluie fine, chacun est un peu fébrile pour ranger ses affaires. Surtout, ne pas perdre de temps, le Tourmalet nous attend aujourd’hui !

Mais nous avons 70 km d’approche avant d’attaquer le col. Et comme le soleil ne semble pas décidé à nous accompagner dès maintenant, il va donc falloir être économe ce matin.

Le paysage s’anime, les villages se resserrent au fond de la vallée, on sent que la montagne approche.
Lourdes : Florian est là, c’est l’occasion d’un café chocolats.

Luz-Saint-Sauveur : le soleil est enfin là, puissant et généreux. Petite pause calories, et j’attaque enfin le col!
L’après-midi est très avancée, il fait très chaud. À Barèges, je rattrape Johan et Léon. La montée est raide et Johan me dit que son moteur est déjà à 110°C. Ce n’est pas bon signe car nous ne sommes qu’au début de l’ascension. Il est lourdement chargé avec sa carriole, mais elle est indispensable pour les siestes de Léon. Johan devra s’arrêter souvent pour faire refroidir son moteur.
Plus loin, à Super-Barèges, je dois moi aussi faire une halte pour faire refroidir le moteur.

Et puis, en route pour la seconde partie jusqu’au col. Yesss ! Une garbure m’attend au restaurant. Délicieuse! Et c’est exactement ce qu’il me faut après avoir beaucoup transpiré.

Après ce moment de repos, nous attaquons la descente, Maxence et moi, sous l’oeil du drône de Samy. Jusqu’au camping de Bagnères-de-Bigorre où nous retrouvons Michel, Christian et Gilles.

Surprise nocturne au camping de Pau !

28 juillet
Il est 22h30 au camping, chacun se prépare à aller se coucher quand un bruit annonce l’arrivée d’un nouveau vélo. Mais qui est-ce ?
Soudain une apparition dans la lumière du réverbère : c’est Patrice !
Incroyable! En début de soirée, il nous avait informés qu’il était à 20 km de Pau mais qu’il n’avait plus du tout de batterie. On lui avait souhaité bonne nuit, l’imaginant bivouaquer dans la campagne.

C’était sans compter sur sa pugnacité et son courage. Patrice nous explique qu’il a finalement décidé de faire ces 20 km en poussant son trike dans les montées raides et en remontant dessus dans les descentes.
Impressionnant !

Les suntripeurs au camping de Pau

28 juillet, Pau :
Certains suntripeurs sont arrivés hier au camping, d’autres arrivent aujourd’hui!
Après 5 ou 6 jours de route depuis Plouguerneau, nous voici à nouveau tous réunis, ou presque…

La grande parade du vélo à Pau

28 juillet
La ville de Pau nous a accueilli cet après-midi au Square George V, avec le soutien Pau Tourisme. Le public était nombreux à venir discuter autour des vélos solaires.
Puis, avec l’association « Pau à vélo », nous avons réalisé un tour de la ville en mode « vélorution ».


Rencontre avec Grégory et Fanny :

Au travers de la structure Terra Pitchoun, Grégory propose des animations autour du développement durable, de la récupération, de la nature en s’appuyant sur des activités musicales ou sportives.
Et pour se déplacer d’un lieu à l’autre, Grégory va bientôt se doter d’un véhicule écolo comme les nôtres. Il était donc très intéressé de venir nous rencontrer !
Belle idée Grégory, tous mes souhaits de réussite dans ce projet !

Rencontre avec Marie Lebon, à l’église Saint-Martin

27 juillet, Pau:
À l’église Saint-Martin, Marie Lebon restaure les statues polychromes. Son métier ? Artisan d’art. Et elle est d’un naturel volubile : “Je suis contente de ma Sainte-Therèze!”. Elle m’explique toutes les étapes de la restauration. Les couleurs d’origine étaient effacées, mais peu importe, elle connaît parfaitement les codes couleurs liés aux différents ordres religieux.

Elle me fait découvrir d’autres richesses de ce lieu que j’aurais à peine remarquées sans son évident plaisir à les faire partager.
Et quand elle parle d’art contemporain, c’est sans langue de bois.


 
Merci Marie, pour ce cours d’histoire de l’Art!

Belles rencontres à Pau

27 juillet
Arrivé tôt à Pau, j’ai eu envie de profiter de mon temps libre pour visiter la vieille ville.
J’ai établi mes quartiers d’après-midi au square Saint-Martin, à côté de l’église éponyme, le vélo en plein soleil pour charger la batterie. De là, j’ai exploré les environs, une opportunité de découvertes et de rencontres. Chaque retour au vélo était aussi prétexte à la rencontre avec les gens intrigués ou enthousiasmés…



Marie est attirée par le vélo solaire, mais elle aurait quand même une préférence pour la voiture à cheval, moins polluante.
Marie rêve d’un monde plus solidaire, plus écolo et plus respectueux des animaux. Elle est de tous les mouvements citoyens: Alternatiba, gilets jaunes, monnaie locale “la tinda”… Elle va justement à une réunion sur “la tinda”.
Bon courage Marie !



Isabelle et Carlos, randonneurs en tandem
Merci de votre intérêt pour le vélo solaire !
 



Charles et Annette s’approchent, tournent autour du vélo, regardent… Nous entamons la conversation : Charles pratique le cyclotourisme depuis toujours.. Désormais, il a un vélo électrique. Il voudrait bien partir avec Annette.


Finalement, ils m’invitent à boire un verre. Nous continuons la discussion. Nous envisageons toutes les possibilités pour qu’Annette puisse voyager avec Charles: tandem classique, tandem Pino Hase, tricycle couché…
Je leur indique le spécialiste français, Déclic Éco, près de Marseille.
Merci Annette et Charles, de ce moment partagé entre cyclotouristes !



Maurice m’interpelle : “vous faites le Tour de France à vélo solaire? Je vous ai vu à la télé hier!”

Une rencontre incroyable à Saint-Sever!

27 juillet : au pied de Saint-Sever, je rattrape un curieux attelage sur un rond point. Je le double et il me faut quelques secondes pour arriver à l’identifier: il s’agit d’une sorte de caravane tractée par un homme sur un trike. Là, je me dis “c’est incroyable, du jamais vu, il faut que je voies ça de près!”
Je m’arrête au bord du rond-point, lui aussi, c’est parfait, nous ne gênons pas les voitures. Et la discussion peut commencer.

Marc voyage avec son attelage à une allure de 1 à 10 km/h. On comprend pourquoi quand on sait que son véhicule pèse 320kg ! Marc ne cherche pas à rouler vite, il fait l’éloge de la lenteur. Mais ça ne l’empêche pas de parcourir 80 km dans sa journée.

Pour tracter tout ce poids, il a été ingénieux: il a 40 dents sur son plus grand pignon à l’arrière, et sur le pédalier, il a soudé un 4ème plateau de 11 dents! Avec ça, il est capable de grimper les cols les plus difficiles à une vitesse de 0,8 km/h. Incroyable!

Marc ne veut pas de moteur électrique ni de panneaux solaires. Il aime voir et profiter. Il aime faire des détours, il aime l’imprévu. Il s’oriente à l’ancienne, avec une carte papier, pas de GPS.
Et dans sa caravane, il a un certain confort comme ce chauffage au gaz pour affronter les saisons froides.

J 14 : des Landes à Pau

27 juillet, de Brocas (Landes) à Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Réveil matinal à 6h15, petit déjeuner. La journée s’annonce belle, avec plein de soleil.

A 7h, en route! La lumière du matin est très belle, elle donne envie de rouler dans cette pinède, au coeur du Parc national des Landes. Mais il faudra quand même en sortir pour que le soleil donne toute son énergie au vélo!
A Mont-de-Marsan, une inattention m’emmène sur la rocade, calme au début puis envahie par les camions semi-remorque. C’est l’enfer, mais après quelque minutes, un échappatoire m’apparaît: un pont. Je dois vérifier à pied si ça peut passer. C’est raide, mais ça vaut mieux que de continuer dans cet enfer! C’est passé, ouf! Me voici à nouveau sur une charmante petite route de campagne.

À midi, il fait tellement chaud que je décide de faire une pause. Je m’installe à l’ombre, sur une terrasse. Le vélo, lui, est bien exposé en plein soleil. Les spaghettis sont bienvenus!

Mais après le café, il faut à nouveau affronter la fournaise.
Le relief s’anime à l’approche de Pau, les montées succèdent aux descentes. Heureusement que le soleil a bien rechargé la batterie !
À 14h, je suis à Pau, au terme de 5 jours de route depuis Plouguerneau.
Je m’installe dans la vieille ville, à l’ombre d’une église. De rencontres en rencontres, l’après-midi se passe tranquillement.


Rencontre insolite à Jonzac

À Jonzac, je profite d’une éclaircie pour recharger ma batterie. J’installe le vélo sur le trottoir, j’oriente les panneaux quand un homme arrive, tourne autour du vélo, avec un air de profonde réflexion…
C’est Claude, il a 88 ans. Il aime raconter. Bientôt, je sais toute de sa vie, sa naissance à Bourg-en-Bresse, la mort de son père en 1937, son enfance nomade, sa vie professionnelle, l’installation de sources d’énergie dans 40 pays du monde.

Aujourd’hui, il retape des voitures Panhard. Je visite son musée personnel et ses ateliers. Il aurait pu me raconter encore et encore.

La fenêtre de soleil est refermée depuis longtemps, mais j’ai capté presque 200 Wh.
Bonne journée Claude. Merci pour le café et la visite!
En route !

J 13 : de la Charente-Maritime au Parc National des Landes

26 juillet, de Pons (Charente-Maritime) à Brocas (Landes)

Réveil à 7h sous la pluie. Ce n’est pas très engageant, mais aujourd’hui le soleil va revenir, les météorologues l’ont prévu. Oui, mais quand exactement?
Je roule sous un ciel couvert, on sent que le soleil n’est pas loin. Parfois, il perce les nuages et la production solaire atteint 300W. Mais ses apparitions sont trop brèves et la production retombe, 40W, 15W, 7 Watts…

A une boulangerie, je rencontre Claude qui va sur ses 75 ans, mais il ne les fait pas sur son beau vélo tout neuf. Il aime les belles machines. Regardant mon vélo, il s’exclame :”Ça, c’est l’avenir !”

A Jonzac, ma batterie atteint un seuil critique (43V) et je ne pourrai pas continuer bien longtemps. Heureusement, à la sortie de la ville, le soleil apparaît franchement. Sauvé! Vite, j’installe le vélo sur le trottoir, j’oriente les panneaux. Quand la fenêtre de soleil se referme, j’ai capté presque 200 Wh. En route !
Peu avant midi, une voiture s’arrête devant moi, une femme en descend et me demande une interview pour un hebdomadaire d’informations régionales. Avec plaisir, Catherine !
L’article : https://www.hautesaintonge.fr/

Je traverse Bordeaux sur des pistes cyclables qui évitent le trafic. Merci Komoot!
À partir de maintenant, le soleil ne me quittera plus. J’entre dans le Parc National des Landes, les routes sont très calmes, que du bonheur. Et quand les pins ne cachent pas le soleil, on atteint la perfection.
J’arrive à Brocas, je file au camping car il est bientôt 21h. À l’entrée, un homme m’interpelle. Surprise, c’est Johan qui rejoint le Sun Trip avec son fils Léon, 3 ans, sur leur tandem solaire!

Super ! Nous partageons notre repas en nous racontant nos périples respectifs. Léon est super rigolo et très communicatif.


J 12 : de Vendée en Charente-Maritime, ciel gris !

25 juillet, de Chauché (Vendée) à Pons (Charente-Maritime)
Les prévisions météo sont implacables: nous n’aurons pas de soleil aujourd’hui. Les quelques rayons en quittant le camping seront les derniers de la journée.
A Bournezeau, la pluie s’annonce. Christian s’est arrêté au café du village, nous discutons avec 3 jeunes et un adjoint au maire. La pluie n’insiste pas, nous repartons. Mais les nuages nous accompagnent, la production solaire est très faible, 30W, 40W… Heureusement, le relief est plat.

Bientôt, je me retrouve sur une route à forte circulation avec moult camions, camping-cars, voitures… L’enfer! J’aurais mieux fait de traverser Luçon qui semble être une belle ville. Trop tard, il faut prendre mon mal en patience.

Peu après Marans, au coeur du Parc naturel régional du Marais poitevin, je goûte enfin au calme des routes de campagne. C’est l’occasion d’une photo au milieu de tournesols. Cette image sera reprise par le journal cote-d’orien Le Bien Public dans son édition du 5 août.

Au Chambon, surprise : une voie ferrée coupe le village en deux, la rue se réduit à un escalier et une rampe. Il me faudra incliner tous mes panneaux pour arriver à passer!

J’arrive au camping de Pons vers 20h30, je pose le vélo près de la terrasse du restaurant. On me hèle, je me retourne et surprise, c’est Cécile, et Victor et Florian sont attablés plus loin. Quel plaisir de se retrouver et de dîner ensemble. C’est ça, la magie du Sun Trip !

Bilan énergétique :
Les prévisions météo nous laissaient peu d’espoir : nous savions tous que cette journée serait difficile. Il s’agissait d’économiser l’énergie tout au long de la route : couper l’assistance en descente, régénérer pour ceux qui le peuvent, grimper les côtes le plus possible à la force des mollets…
– 180 km parcourus, 500 m de dénivelé,
– vitesse moyenne 22 km/h,
– parti avec 56,5 Volts, arrivé avec une tension de 48,0 Volts.
– 998 watts solaires
– 6,3% de régénération
Le moteur n’a jamais chauffé !


J 11 : d’un Morbihan nuageux à une Vendée ensoleillée

24 juillet, de Josselin (Morbihan) à Chauché (Vendée) par Nantes
Au réveil, le soleil nous fait défaut. Christian me propose d’attendre sa venue en visitant Josselin. En effet, un panneau à l’entrée de la ville annonçait une “cité médiévale de caractère”.
Nous ne serons pas déçus : les maisons, les ruelles, le château et sa chapelle sont magnifiques et bien préservés. Merci Christian !

Je suis un moment la piste le long du canal de Nantes à Brest, mais finalement, il est trop ombragé. Je reprends les routes de campagne. Je découvre avec émerveillement la petite ville de La Gacilly: des photos géantes ornent les façades, je suis dans un autre monde! On m’explique qu’en effet, chaque été, un festival de photo anime la ville. L’édition 2020, Viva Latina! accueillera 300 000 visiteurs. Des parcours sont consacrés à la préservation de la Biodiversité ou encore à la thématique Climat et Photographie. Bravo ! J’aimerais bien rester ici quelques jours pour m’immerger dans ce festival. Une autre fois ?
Je traverse Nantes rapidement: les pistes cyclables sont envahies par les voitures en raison des travaux de voirie…

Comme le vent est absent, pour la première fois j’ose incliner les panneaux solaires en toiture du vélo couché (en plus de ceux de la remorque). Ainsi, la production double, elle dépasse les 300W à 18h48 !

Je trouve un camping très agréable, le Domaine de l’Oiselière, aménagé dans une ancienne ferme par une jeune femme et son frère. Ils ont su garder le caractère de la ferme d’origine, en l’adaptant avec beaucoup de goût à ses nouvelles fonctions. L’épicerie du camping propose des produits locaux et bio. Bravo !
J’appelle Christian; il me rejoint à petite vitesse car sa batterie est presque vide.

Bilan énergétique :
– parti avec une tension de batterie de 56,6 Volts, je finis la journée avec 56,5 Volts.
– 185 km parcours, avec 1200m de dénivelé positif.
Je suis satisfait de ma gestion de la consommation, car les prévisions météo annoncent un temps très couvert pour demain.

Belle rencontre, dans un coin perdu…

Mon itinéraire quitte une route au trafic pénible, ouf ! Il emprunte maintenant une toute petite route de campagne, juste assez large pour une voiture. Des herbes folles poussent au milieu du bitume.
Je vérifie si je ne me suis pas trompé. Non, c’est bien par ici que Komoot m’invite à rouler.
Au détour du chemin, je découvre une charmante maison entourée d’un jardin bien entretenu, avec un petit potager. Une petite maison comme on en rêve, je m’arrête le temps d’une photo.

La propriétaire sort, elle semble contente de me voir, elle appelle son compagnon. Les voici tout deux souriants sur le pas de leur porte.
C’est Aurélie et Folco. Ils ont vu le Sun trip à la télé, ils trouvent l’idée super! Depuis 2 jours, Folco cherchait à rencontrer un suntripeur, alors ils sont ravis d’en trouver devant chez eux!
Ils m’offrent un rafraîchissement, des radis du jardin, Folco graisse la chaîne du vélo, Aurélie me donne un chiffon neuf pour nettoyer mes panneaux poussiéreux… Trop sympa!

Aurélie et Folco, merci de votre naturel et de votre générosité.
Profitez bien de votre havre de paix !

J 10 : du Finistère au Morbihan

23 juillet : de Plouguerneau (Finistère) à Josselin (Morbihan)

Le soleil n’est pas levé que déjà le camping s’active. Nous partons pour 5 jours de route, 5 jours pour rallier Pau qui est à 850 km de Plouguerneau.

Et les prévisions météo ne sont pas très encourageantes : éclaircies pour les 2 premiers jours, temps complètement couvert le 3ème jour, éclaircies le 4ème jour et soleil le dernier jour.
Certains ont choisi le littoral en espérant trouver plus d’éclaircies et éviter les reliefs.
Je fais confiance à Komoot et j’opte pour un itinéraire plus à l’intérieur des terres. La route est belle, le trafic est faible, j’adore !

Le Manoir de Trébodennic

Les Monts d’Arrée

Plus tard, Komoot m’invite à prendre la piste cyclable le long du canal de Nantes à Brest.
Mais ce que Komoot ne sait pas, c’est que mon vélo a une remorque assez longue et les nombreuses chicanes me découragent vite.
Et Komoot ne sait pas non plus que j’ai besoin de soleil pour ma batterie. Or la piste cyclable ombragée me fait perdre une précieuse énergie. Je trace donc un nouvel itinéraire en terrain découvert.

Peu avant 20h, je retrouve sur la route Christian, super, Camping en vue !
Vite, installons nos vélos pour capter les derniers rayons du soleil !

PANORAMA énergétique de la journée :
7h: départ de Plouguerneau avec une forte couverture nuageuse. Malgré les belles lumières sur la mer, le cycliste solaire est un peu inquiet de la journée qui s’annonce.
9h: les panneaux solaires commencent à produire à 10% de leur capacité. Même si ça reste faible, c’est bon pour le moral !
12h : production solaire de 25%, la confiance progresse…
16h : production de 90% ; ça y est, le vélo dispose enfin d’une assistance électrique confortable, la vitesse augmente. On roule avec plus de plaisir !
20h : la production solaire oscille encore entre 50% et 65%.

BILAN
– 185 km parcourus
– parti ce matin avec la batterie à une tension de 57,0 Volts, arrivé ce soir avec 56,6 Volts,
Je suis satisfait, la réservé énergétique est à l’équilibre, grâce au soleil de fin de journée, à mes très bons panneaux, à mes cuisses et à une bonne gestion tout au long de la journée.

J 9 : découverte de Plouguerneau

22 juillet : réveil tranquille au camping de la Grève Blanche. Nous ne roulerons pas aujourd’hui. Notre journée de repos sera consacrée la découverte de Plouguerneau.

A midi, nous sommes accueillis par les élus, ils nous ont invités à partager le déjeuner : surprise, ils sont allés à la criée ce matin et nous ont préparé un repas de tourteaux! Avec le cidre ou le vin blanc, les langues se délient, les discussions s’animent, tandis que nous nous régalons!
Un grand merci à la municipalité pour cet accueil si chaleureux !

L’après-midi, nous sommes conviés à une visite du phare de l’Île Vierge. Les guides nous apprennent son histoire. Nous imaginons la vie rude des hommes qui l’ont fait fonctionner, par tous les temps, pendant un siècle.